Bulletin de la Chambre de commerce, 1927, p
Au point de vue de la valeur, les automobiles figurent aujourd’hui au troisième rang, après les tissus de coton et de houille1.
Parmi les produits chimiques d’origine minérale, notons le soufre, le sulfate de cuivre et les superphosphates qui intéressent particulièrement l’agriculture algérienne ?.
Les tissus, originaires pour la plupart de France, et notamment les tissus de coton, se placeraient ensuite. Mais il va sans dire que sous le rapport de la valeur, ils ont droit à un autre rang ; les statistiques de la Douane leur attribuent le premier ÿ.
Le pétrole, dont les importations ont été fortement accrues depuis 1913, est presque exclusivement fourni par les États- Unis ; la Russie ne figure plus à côté d’eux 4. Le développement de la traction automobile explique l’accroissement considérable des entrées pour l'essence, qui provient aussi en majeure partie d'Amérique 5. :
Nous n’avons mentionné que les marchandises les plus lourdes ; mais il en est une foule d’autres beaucoup plus
1. En 1927, lastatistique de la Douane leur attribue une valeur de 124.626.000 francs, chiffre certainement inférieur à la réalité. Les tissus de coton représentent 228.285.000 francs. La houille peut être estimée à 153.000.000 francs (Bulletin de la Chambre de commerce, 1927, p. 1270-1272, 1284 et 1289).
2. En 1926, les produits chimiques représentent un tonnage de 54.165 tonnes. Il y a eu depuis la guerre une augmentation importante (39.041 tonnes en 1913) (Ponts et Chaussées. Port d'Alger, 1923, p. 49 et 1926, p. 46).