IV. — LEs RELATIONS AVEC L’HINTERLAND
Le port d'Alger dessert, pour l’importation et l'exportation, toute la région centrale de l’Algérie. Les limites définissant ce que l’on peut appeler son aire d’attraction et d’expansion dans la colonie sont approximativement jalonnées de la manière suivante : à l'Ouest, Tenès, Orléansville!, Molière (Beni-Hindel), Victor Hugo (Sersou) ; à l'Est, Port Gueydon, Tizi-Ouzou, Sétif, Aumale.Du côté du Sud, il est plus difficile de les fixer : car, si Djelfa est le point terminus de la voie ferrée la plus avancée dans cette direction, et si Bou-Säâda, Laghouat et même Ghardaia sont reliés à la capitale par des services automobiles réguliers, 1l est des marchandises, par exemple les moutons, dont la provenance peut être plus lointaine, et dans le sens inverse, la place d’Alger approvisionne en denrées coloniales et en tissus importés les oasis sahariennes jusqu’à l’Extrême-Sud. La liaison du port avec son hinterland, si l’on désigne ainsi toutes les régions, quelle que soit leur position, qui sont comprises dans cette aire, est assurée par des routes, des voies ferrées et aussi par la voie de mer.
D’Alger rayonnent six routes nationales ?, artères principales de la circulation, auxquelles viennent aboutir plus ou moins directement tous les autres chemins : celles d'Alger à Mostaga-
1. Il arrive d’ailleurs que des marchandises soient expédiées par le port d'Alger de centres plus éloignés vers l'Ouest, tels que Relizane.
2. Voir la Carte des Voies de communication. Département d'Alger, au 1 : 400.000 publiée en 1924 par le Gouvernement général de l’Algérie, et le croquis dressé par noue,