‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 400 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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risque de se produire et s’est déjà produit plusieurs fois sur les chemins de fer, dans les années de bonnes récoltes de vins et de grains. Les voies sont simples, l’exiguïté des gares réduit la capacité de chargement et contrarie l’augmentation du matériel roulant, les locomotives ne sont pas assez puissantes ; il apparaît ainsi clairement — et cette constatation n’est pas nouvelle pour nous — que, dans la construction du réseau algérien, on s’est montré comme ailleurs timide et médiocrement confiant dans l’avenir. Néanmoins, tel qu'il existe, il est susceptible d'amélioration et 1l est possible d’accroître sa capacité de transport : c’est l’opinion des hommes les plus compétents, de ceux mêmes qui en dirigent l’exploitation. Des travaux importants vont être entrepris dons ce but : agrandissement des gares les plus exposées à l’encombrement, création d’une grande gare de triage entre Hussein-Dey et Maison-Carrée, renforcement des voies en vue de la circulation de locomotives plus puissantes, mise en service d’un matériel plus considérable, doublement des voies sur quelques sections, transformation de voies étroites en voies larges ?.

La concurrence de la route, qu’il ne faut pas exagérer, ne constitue nullement une menace grave pour l’avenir de la voie ferrée %. Au delà d’un rayon maximum de 50 kilomètres

4. Nous devons remercier ici M. Jourdain, ingénieur en chef, Directeur du Réseau Algérien de la Compagnie P. L. M. qui a bien voulu nous fournir une documentation précise sur le trafic des lignes et des gares et nous faire profiter de sa haute compétence.

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