Notamment entre Marengo et El Affroun
3. Le Courrier maritime Nord-africain du 25 décembre 1928 a publié sur cette question deux articles particulièrement intéressants, en raison de la personnalité des auteurs, MM. Jourdain et Rouzaud, le premier sur « La concurrence du rail et de la route »; l’autre est une interview prise auprès du
pour les marchandises, celle-ci retrouve tous ses avantages : prix de revient inférieur et régularité plus grande des transports, capacité supérieure, fixité des tarifs, solidité des entreprises. Les résultats de l’exploitation des dernières années sont des plus rassurants 1. A l’heure actuelle, la préoccupation des dirigeants n’est pas de contrarier le développement du camionnage automobiie, mais bien plutôt d’en faire pour le rail un auxiliaire, un pourvoyeur et un distributeur de marchandise, partout où la voie ferrée ne peut atteindre. À ce rôle l’outil moderne, plus souple, est'encore mieux adapté que les chemins de fer su: route auxquels il a été dévolu lors de leu création, l'automobile atteignant directement la ferme et le chaix.
Ainsi l’hinterland d’Alger sera bien desservi et bien rattaché
Directeur des Chemins de fer de l’État algérien. Il faut d’ailleurs noter aussi que le développement de la traction automobile a créé des difficultés sérieuses au service des Ponts et Chaussées chargé de l’entretien des routes, dont l’usure et la dégradation par les camions lourds nécessitent des travaux continuels et commande de nouveaux classements. D’après les tableaux de comptage établis par les Ponts et Chaussées en 1928, il circule en moyenne par 24 heures 844 camions sur la route nat. n° 5 à Hussein-Dey, 422 sur la route n° 11 du littoral, à l’entrée de Saint-Eugène, 245 sur la route n° 1 (section Colonne Voirol-Birkadem.) Le chemin de G. G. n° 14 et la traverse Oued Kerma-Gué de Constantine ne sont pas moins fréquentés. Le 22 janvier 1928, il est passé à Hussein-Dey 1.142 véhicules lourds automobiles et 565 camions attelés. 1. Le tonnage transporté par le réseau algérien du P. L. M. est passé de 1.360.000 tonnes en 1919 à 2.350.000 tonnes en 1928 ; le nombre des voyageurs a augmenté de 45 % en quatre ans, de 1924 à 1928. Les statistiques qui nous ont été communiquées concernant les gares d'Alger et de l’Agha n’accusent pas de fléchissements. Aux arrivages, on constate dans l’ensemble une progression de 1922 à 1928 ; abstraction faite des minerais qui ne peuvent circuler que par chemin de fer, le tonnage est passé de 137.175 tonnes en 1922 à 179.455 tonnes en 1924, à 224.594 tonnes en 1926. En 1928, il a été de
à son port lorsque, dans un avenir qui doit être très prochain, la route et la voie ferrée se doubleront dans un rayon de 40 à 50 kilomètres pour se succéder ensuite et se prolonger mutuellement, l’une alimentant le trafic de l’autre. À cette solution sont liées la bonne exploitation du port, la prospérité du réseau ferré et non moins étroitement le succès de nombreuses entrep-ises de transports automobiles.