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L'INDUSTRIE ET LE COMMERCE Fa
les derniers spécimens conservés dans les anciennes familles musulmanes et israëlites émigrent depuis longtemps vers les boutiques des antiquaires où les amateurs se les disputent. À peine trouve-t-on encore, perdus dans les vieux quartiers, quelques menuisiers indigènes confectionnant des coffres peints et des étagères d’un travail assez grossier 1, quelques tourneurs, quelques ferronniers montant et décorant des lits de parade. Seules les industries de l’habillement et de la parure ont un peu mieux résisté. On ne fabrique plus de « bourracans »?, on ne tisse plus pour l’exportation les brillantes ceintures de soie qui faisaient l’admiration des voyageurs du xvirie siècle %, on ne foule plus de chechias, mais il existe encore quelques tisserands de soie 4. La passementerie, jadis prospère, n’occupe plus que quelques artisans concentrés au voisinage de la rue de la Lyre5. Il existe encore des brodeurs maures et israëlites, notamment des brodeurs d’or sur soie et sur velours 5. Si l’industrie de la maroquinerie et de la broderie sur cuir a cessé de confectionner les admirables
1. On trouve cependant depuis peu quelques ébénistes indigènes qui, tout en s'inspirant des thèmes décoratifs de l’art musulman, ont su s’adapter au goût des Européens et fabriquer des meubles de style d’un travail délicat.