‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 410 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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4. Stat. industrielle., o. c., p. 101 et zvrr. Elle mentionne 105 ouvriers et 16 ateliers indigènes dans les rues de Thèbes, Sidi Ramdane, de la Bombe, du Cygne, des Chartres et de la Lyre. L'industrie des « harrarin » était encore prospère vers 1860 (Eudel, o. c., p. 208).

5. Les Abbassiya, orginaires de la Kâlaa des Beni-Abbas (Petite Kabylie) sont rassemblés dans la rue Randon ; ils sont spécialisés dans la petite passementerie sur burnous.

6. Eudel, o. c.) en signale rue du Lézard, rue Blondel ; ils sont groupés dans le voisinage de la place de Chartres.

selles et harnachements devenus des pièces de musées, du moins, appliquée à de plus petits objets, babouches, portefeuilles, porte-monnaies, sacoches, sacs à main, ceintures, coussins, elle a conservé une certaine clientèle indigène et en a trouvé une nouvelle chez les Européens, particulièrement chez les touristes. À côté de petits ateliers que l’on peut rencontrer en flânant dans les rues du vieil Alger t, il existe tout un personnel de femmes et d’enfants indigènes travaillant à la maison pour le commerce locai?, et même pour l’exportation. Les Israëlites ont conservé la spécialité de la bijouterie et de la joaillerie indigènes, qui était pour eux un véritable monopole avant 18305 ; mais le damasquinage est passé aux mains de quelques Syriens installés depuis une cinquantaine d’années 4. Il existait encore, vers 1900, une industrie jadis très-répandue, celle des tourneurs de bracelets sur corne ® ; elle a à peu près complètement disparu.

Des efforts, parfois un peu tardifs, mais néanmoins couronnés de succès, ont été entrepris pour restaurer quelquesunes des industries de luxe : initiatives privées ou créations officielles. Il faut citer au premier rang en date l’atelier de broderie sur toile, linon et étamine, ouvert par Mme Luce en 1845 et qui, sous le patronage de MMM°S Randon et Mac-

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