‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 411 sur 465 · Rue Médée par exemple · texte numérisé non relu

Rue Médée par exemple

2. Stat. ind., p. 116-117. L’exportation est dirigée sur Paris, sur la Tunisie et le Maroc.

3. Voir p. 163 et Eudel, o. c., ainsi que le Dictionnaire des bijoux de l’ Afrique du Nord, Paris, 1906, du même auteur.

4. Eudel, o. c., p. 200. Ils sont établis place Malakoff et rue Bruce.

5. Idem, p. 221. Eudel en signalait encore une vingtaine d’ateliers occupant 70 ouvriers ; on n’en trouve plus que quatre ou cinq représentants.

Mahon, devint une véritable école professionnelle fréquentée par les jeunes filles indigènes !. Elle a contribué à conserver la tradition du « point d'Alger ». De nos jours, des ouvroirs ont été annexés à deux écoles publiques indigènes, en vue de procurer aux femmes musulmanes des moyens de travail à la maison ; les ouvrages qui en sortent, reproductions de modèles anciens, sont incontestablement des œuvres d’art. Le commerce local encourage lui aussi cette petite industrie.

Il en est une autre qui a pris un essor remarquable dans les vingt dernières années et qui donne lieu à une exportation en voie de progrès ? : celle des tapis qui, à vrai dire, est plutôt une création qu'une restauration ÿ. Car, indépendamment du fait qu’elle n’existait pour ainsi dire pas à Alger avant 1830, si quelques modèles ont été empruntés aux ouvrages confectionnés de longue date dans les tribus — les seuls que l’on puisse appeler algériens — la plus grande partie tire son origine de l'Orient, de la Perse et de la Turquie d'Asie. L’'habileté extraordinaire des fillettes musulmanes à faire le point noué a permis de monter des ateliers importants qui se prolongent, trop peu d’ailleurs, dans la maison familiale, lorsque l’heure de la claustration a sonné pour la fille

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