‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 412 sur 465 · Idem, p. 214. Sa succession fut reprise par M®e-Ben Aben · texte numérisé non relu

Idem, p. 214. Sa succession fut reprise par M®e-Ben Aben

2. Le chiffre de 3.239.000 francs que donne la Statistique douanière de 1927 est sensiblement inférieure à la valeur réelle.

3. Emile Violard. De la rénovation des industries d'art indigène en Algirie. Alger, 1922.

4. Elle est devenue proverbiale. Il est curieux de noter à ce sujet qu’un atelier fondé tout récemment à Hussein-Dey par des Français de la Métropole utilise cette aptitude pour la fabrication de serviettes-éponges de première qualité exportées en France et en Tunisie.

pubère. Trois ouvroirs, écoles d’apprentissage!, une école de teinturerie, deux écoles de monitrices ? et sept manufactures sont aujourd’hui en plein fonctionnement. On comptait dans ces dernières, en 1928, 232 ouvrières presque exclusivement indigènes %. Les grands magasins de Paris recherchent les produits de ces ateliers ; les plus beaux spécimens peuvent, grâce à nos tarifs douaniers, rester accessibles à la clientèle qui recule devant les prix très-élevés des tapis originaires de l’Orient.

Entre l’histoire des industries proprement européennes et celle du développement agricole de l’Algérie, 1l y a une connexion évidente : elles n’ont en effet commencé à prendre un réel essor qu’à l’époque même où la culture de la vigne apportait à la vie commerciale et maritime d’Alger un élément de prospérité hors de comparaison avec ceux du passé, c’està-dire dans les années postérieures à 1880. Jusqu’alors quelques usines modestes et quelques ateliers représentaient toute l’activité industrielle de la ville et sa banlieue. En 1879 encore, l’industrie européenne est à peu près nulle intra muros#; elle se réduit à quelques fabriques de pâtes alimentaires et à quelques ateliers où l’on manufacture le tabac. À Bab-el- Oued où elle a essayé de s'installer, les quelques usines qui

1. Dont deux relèvent de l’Académie, l’autre étant dirigé par les Sœurs Blanches.

2. De l’œuvre de l’Artisanat indigène, création du Gouvernement général.

3. Auxquelles il faut ajouter un nombre assez considérable d’ouvrières travaillant à la maison. Le total des ouvrières et apprenties dépasse certainement le millier.

4 E” Dalles, o. c., p.39.

subsistent sont signalées comme étant « dans un état peu prospère » 1; on y relève une minoterie, une fonderie, une fabrique de chaux, deux fabriques de savons et bougies, une distillerie d’absinthe ?. L’Agha et Mustapha sont un peu mieux dotés avec quatre ateliers de construction mécanique, deux fonderies, une fabrique de crin végétal, trois tanneries, une usine à vapeur de menuiserie, deux poteries, une distillerie, quatre brasseries. Hussein-Dey renferme une minoterie à vapeur importante, l’usine de ciments Pavin de Lafarge et deux briqueteries. Maison-Carrée n’a qu’un moulin et trois petites briqueteries, une plus importante se trouve au gué de Constantine. Si l’on y ajoute trois briqueteries, une fabrique de crin végétal et une distillerie d’essences situées à El Biar, on a totalisé le bilan industriel d'Alger et de sa banlieue : 1l est comparable à celui d’une petite ville de France sans industrie spéciale.

Il n’en était déjà plus de même à la veille de la dermère guerre. L'agriculture algérienne réclamait un outillage de pius en plus moderne, c’est-à-dire de plus en plus varié pour être mieux approprié à ses multiples travaux, des produits chimiques, des moyens de transport plus rapides et plus directs, de la vaisselle vinaire. L'introduction d’un machinisme compliqué dans un pays d’outre-mer dépourvu d’industrie devait forcément amener la création des ateliers indispensables pour l’entretien et la réparation des divers engins. D’autre part l’extension considérable de la ville et

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