Minoteries Narbonne et Duroux
représentent un peu plus du tiers. À cette industrie se rattache celle des pâtes alimentaires, non moins prospère, pour laquelle les blés durs d’Algérie sont une matière première de choix. Elle travaille pour la consommation locale et pour l'exportation. Pratiquée, dès les premiers temps de la conquête, en petits ateliers urbains t, elle a, elle aussi, perfectionné depuis vingt ans son matériel et sa fabrication et créé même un nouveau produit très-demandé, le « couscouss » sec?. Les quinze établissements consacrés à cette industrie n’occupent pas moins de 350 ouvriers. La main d'œuvre est pour moitié féminine. Une des usines de Hussein-Dey produit en moyenne 16.000 quintaux par an. L’exportation est très variable : très faible dans les années de récoltes déficitaires, par suite des interdictions administratives, elle a dépassé, en 1919, 20.000 quintaux dont la France a absorbé la presque totalité *.
Parmi les industries nées de l’agriculture algérienne, :1l n’en est pas qui ait connu une fortune aussi brillante que celle du tabac fabriqué. Elle date des environs de 18505, époque à laquelle la culture, encouragée par les achats de la Régie métropolitaine, commença à prendre quelque extension dans la plaine de la Mitidja, en attendant que la région des Issers
1. En 1877, elle comptait dans Alger même 6 fabricants. (Ch. Gouillon, d10,1p. 101}
2. Une usine d’Alger en fabrique annuellement jusqu’à 6.000 quintaux. (Stat. ind., p. 295).