‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 428 sur 465 · Dont une au Gué de Constantine et une à Maison-Carrée · texte numérisé non relu

Dont une au Gué de Constantine et une à Maison-Carrée

5. À Maison-Carrée. Les deux fabrications sont associées ; cette usine de la Société algérienne de Produits chimiques est d’ailleurs beaucoup moins importante que celles d'Oran (La Senia) et de Bône. L’Algérie et notamment le port d'Alger continuent à importer des superphosphates, alors que les matières premières, pyrites et phosphates, ne manquent pas dans la colonie.

de soufre 1. Il existe aussi d’autres petites industries chimiques, telles que celle des cristaux de soude et de la distillation du goudron de houille et des bois résineux ?. Mais il en est une, beaucoup plus importante, qui date déjà de plus de quarante ans : celle des allumettes. Fondée en 1885 3, l’usine Caussemille est devenue une manufacture considérable, parfaitement installée et outillée, qui, en 1928, employait 448 ouvriers, dont 245 femmes. La production était, en 1926, de 7 milliards 500 millions d’allumettes en bois et de 6 mulliards d’allumettes en cire‘. Toutes les matières premières sont importées d'outre-mer. Si la consommation locale est grandement supérieure à cette production, du moins elle alimente une exportation appréciable vers les colonies françaises, le Maroc et l’A. O. F. surtout ®.

Il serait oiseux de compléter cette revue par la nomen-

En 1926, l’usine de Maison-Carrée a produit environ 13.000 tonnes (Stat. ind., p. 64) alors que l’importation du port d’Alger était de plus de 16.000. (Doc. stat., p. 299).

1. Au Gué de Constantine. Cette usine a produit, en 1926, environ 4.000 tonnes de soufre sublimé et raffiné (Stat. ind., p. 65), alors que l’importation du port a été de plus de 5.000. (Doc. stat., p. 284).

2. Une usine installée à Hussein-Dey s’est en effet essayée avec succès à cette dernière fabirication, intéressante par l’utilisation du pin d’Alep. Elle traite, depuis 41920, 250.000 arbres de la région comprise entre Aumale, Aïn-Bessen et Bouira, pour la production de l’essence de térébenthine et de la colophane ; elle exporte vers la France et l'Italie. (Livre d’or, 0. c., p. 184).

3. Jules Chaubet. L'industrie des allumettes en Algérie, Alger, 1900. Une tentative avait été faite antérieurement par une société marseillaise (Ch. Gouillon, o. c., p. 119).

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