‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 429 sur 465 · Stat. ind., p · texte numérisé non relu

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9. Ainsi, en 1926, le port d'Alger a importé 4195 quintaux d’allumettes et en a exporté 6.581 dont plus de la moitié vers l’A. O.F.

clature de tous les petits établissements consacrés à des travaux divers classés comme industriels. Il y a toutefois, en dehors des catégories que nous avons distinguées, quelques fabrications dignes d’être mentionnées, sinon pour l’abondance de la production, du moins parce qu’elles témoignent d’un effort intéressant fait en vue de réduire les importations, autant qu'il est possible, à celles des matières premières. On peut en citer quelques exemples. À un entrepôt de charbon de soute, existant depuis 1880, il s’est adjoint, en 1907, une usine d’agglomérés qui produit annuellement 20.000 tonnes de briquettes !. À proximité des tanks à pétrole de l’arrièreport, 1l s’est fondé une raffinerie. Les sociétés importatrices d'huiles minérales ont de même organisé des ateliers pour la confection des bidons. Dans le même ordre de fabrications, une société française de Basse-Indre a créé dernièrement à Alger (Hamma) une usine prospère qui occupe déjà 220 ouvriers et ouvrières ; avec la matière première expédiée de France on y fabrique des boîtes en fer blanc pour les conserves, des estagnons et divers articles de quincaillerie ?. Voici un autre genre de produits tout différent. On sait qu’en Algérie, l’espadrille est d’un usage courant dans toutes les populations. Jusqu’à une époque toute récente ces chaussures étaient confectionnées dans les petits ateliers des « alpargateros » Espagnols, avec de la tresse et de la toile de coton importées d’Espagne ou de France. Aujourd’hui il existe à Alger une usine véritable où l’on tresse le jute, où l’on tisse même la toile de coton, et qui fabrique annuellement 12.000 douzaines d’espa-

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