‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 434 sur 465 · Voir p. 591, note · texte numérisé non relu

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2. Il est par exemple impossible de connaître le mouvement des marchés de la ville. Les statistiques des droits perçus par la Recette municipale ne peuvent nous renseigner sur ce sujet; or ce sont les seuls documents. Il n'existe pas de Halles centrales à Alger ; seul le marché de la Lyre fonctionne de 2 à 6 heures du matin comme marché de gros où se fournissent les revendeurs qui approvisionnent les autres marchés ( de Chartres, Randon, Bab-el- Oued, des Colons, Clauzel, Meissonnier et Boulevard Bru). Sur la question des marchés, voir notre Esquisse sur Alger, o. c., p. 206-207.

mais encore tout autant, sinon plus, pour satisfaire à un goût prononcé de vie plus large, voire même luxueuse. En cela, dira-t-on sans doute, Alger ne diffère pas de toutes nos grandes villes de France ; mais ici, ce mouvement avait commencé bien avant la dernière guerre, provoqué par l’enrichissement d’une partie de la population et accéléré par la contagion de l'exemple. Ceux qui habitent Alger depuis de nombreuses années et ceux qui le revoient après une longue absence sont frappés par la multiplication et l’extension des commerces, par les facilités nouvelles offertes à toutes les fantaisies de dépenses, et aussi par la recherche de coquetterie qui a présidé à la transformation de modestes boutiques et à l’installation de nouveaux magasins, par la création de succursales des grandes maisons de la Métropole !, enfin par l’étalage du luxe que l’on peut observer sur la chaussée, sur les trottoirs et aux devantures des grandes artères. Notre capitale veut se tenir au niveau des grandes villes, et ses commerçants s’ingénient à mettre sans retard à la disposition de leur clientèle, selon le goût du jour, tout ce qu’elle demandait jadis à leurs confrères de la Métropole.

Un autre fait, caractéristique des cités en voie de croissance est l’expansion des commerces les plus divers sur le site de la ville. Dans toute agglomération urbaine, de quelque étendue qu’elle soit, chaque quartier est généralement pourvu des moyens d’approvisionnement qui répondent aux nécessités les plus urgentes. Mais ce qui est propre aux grandes capitales, c’est la constitution, pour le commerce de détail, d'unités de plus en plus autonomes et de groupes de plus en

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