‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 438 sur 465 · Voir p. 783, note · texte numérisé non relu

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2. A l’ouest, Guyotville, Staoueli, Zeralda, Fouka, Castiglione, Daouda, Tipaza et Cherchell, pour les raisins chasselats, les haricots, les pois, les tomates et les pommes de terre ; à l'Est, Maison-Carrée et Fort de l’Eau pour les artichauts, Courbet et Le Corso pour les tomates ; le Sahel pour les pommes de terre, les haricots, les pois, les carottes, les navets, les fruits divers ; la Mitidja pour les agrumes, oranges, mandarines, citrons, koumquats.

3. 8.915 quintaux de prunes en 1926, 12.216 en 1927, 17.467 en 1928 ; 22.990 quintaux de carottes en 1926, 18.047 en 1927, 56.719 en 1928.

avec l'étranger, avec l'Allemagne en particulier. À côté des exportations figurent les importations de plants et de semences !, ainsi que de certains légumes et fruits de choix ?, marchandises achetées par les négociants en gros soit directement, soit par l'intermédiaire de commissionnaires français ou étrangers établis sur la place *.

Pour le commerce d'exportation des laines en suint, qui absorbe un peu plus de la moitié de la production, Alger est également le centre le plus important et le siège de cinq grandes maisons ayant des agences dans les autres départements. À la différence de ceux-ci, où l’approvisionnement est régional, les lots expédiés par son port peuvent comprendre des laines provenant de régions éloignées, de Biskra ou de l’Oranie. Celles du Sud Algérois sont d’ailleurs réputées, comme étant particulièrement fines, de qualité homogène et à peu près dépourvues de Jjarres 4. Les achats sont faits dans les centres de production ÿ, sur les lieux de tonte et sur les marchés indigènes, souvent aussi par contrats réservant la production des

1. Par exemple les pommes de terre de semence achetées en France, en Angleterre, en Allemagne et en Hollande, les semences de haricots et de pois.

2. Oignons, aulx, légumes frais divers, marrons et châtaignes, pommes et poires, noix et noisettes, bananes, fruits secs.

3. Les chiffres des importations sont très inférieurs à ceux des expéditions. En 1926, 221.982 quintaux dont 182.188 de pommes de terre : Valeur totale : 26.026.000 francs. (Doc. stat., L. c.)

4. Louis Athias. Le cheptel ovin et la production lainière en Algérie. (Algérie économique, 22 août 1925). L'auteur a bien voulu nous communiquer un intéressant rapport lu au Congrès National des Conseillers du commerce extérieur de Bordeaux (juin 1926) ainsi que d’autres documents, sur le commerce des cuirs et des peaux notamment.

5. Aumale, Boghari, Bou Sâäda, Chellala, Djelfa, Laghouat, Médéa et. Teniet-el-Had pour le département d’Alger.

gros éleveurs moyennant des avances de fonds. Dans les années normales, les ports d'Alger et d'Oran expédient à eux deux plus des 2/3 des laines d'exportation, le dernier occupant le deuxième rang depuis les dernières années !, Les affaires se font principalement avec Roubaix et Tourcoing, et pour un dixième seulement avec l’étranger. Il n'existe malheureusement pas de laverie ? et les laines ne peuvent être classées à Alger, où l’on ne peut procéder qu’à un nettoyage superficiel et au triage par toisons.

A ce commerce est généralement associé celui des cuirs et des peaux pour lequel Alger occupe également la première place. Les maisons d'exportation préparent elles-mêmes dans leurs ateliers les peaux destinées à l’expédition ? et procèdent aussi au classement. L'article le plus intéressant et le plus demandé par la tannerie, de France et surtout des États- Unis, est la peau de chèvre recherchée pour la force du nerf, la finesse de la fleur et la beauté du grain. L’approvisionnement se fait dans le département même et dans celui de Constantine qui possède la meilleure race. La tannerie locale ne consomme qu’une faible quantité. Quant aux peaux de bovidés, dont l’industrie algéroise absorbe un cinquième environ, elles sont fortement dépréciées par les tanneurs métropolitains ; les plus mauvaises restent d’ailleurs dans le pays.

1. La moyenne des années 1918-1927 a été pour Alger de 426.953 quintaux, pour Oran de 322.360, sur un total de 884.662. Les moyennes de 1904 à 1913 avaient été respectivement de 279.825 et de 370.750. (Exposé des tra. ch. de com. Oran, 0. c., p. 827).

2. Un établissement a fonctionné à Maison-Carrée pendant la guerre, pour les services de l’Intendance.

3. Dans les ateliers du Ruisseau où elles sont salées ou séchées et arseni-

quées.

Bien que le département d’Alger soït dépassé de loin, pour la production du liège, par celui de Constantine, c’est cependant dans la capitale, où se trouvent six maisons importantes, que se traitent les plus grosses affaires d’exportation. Ici aussi Alger exerce son rôle de place de commandement. Les lièges embarqués dans son port! proviennent avant tout des régions de Blida, Miliana, Duperré ; mais les expéditions se font aussi et encore plus par Djidjelh, Bône et Bougie, voisins des peuplements les plus importants en chênes-lièges de l'Algérie ?. On observe du reste une tendance des acheteurs étrangers, des Américains en particulier, à s’approvisionner directement dans les centres de production, notamment à Djidjelli.

On peut enfin citer comme commerce d’exportation celui de l’alfa et du crin végétal; mais pour ces produits, Alger n’est pas la première place de la colonie. Pour le commerce de l’alfa, Oran occupe le premier rang et le conserve solidement ; Bône dépasse lui aussi Alger. Il existe cependant dans la capitale cinq maisons d’exportation exploitant des concessions dans l’Oranie et expédiant par les ports d'Oran et d’Arzeu. L’accroissement que l’on constate dans le tonnage exporté par Alger % s'explique par l'intervention récente des papeteries françaises, de celles de Sorgues par exemple, dans l’exploitation des champs d’alfa du Sud Algérois. Dans le commerce du crin végétal, Oran dépasse Alger, avec une

1, 64.760 quintaux en 1926 (Doc. stat., p. 390-91).

2. Ceux de la Kabylie du Djurdjura orientale, de la Petite Kabylie, du massif de Collo, de l’Edough et de la région frontière de Souk-Ahras.

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