Sander-Rang et Ferdinand Denis, o. c. p
9. Il conserva cependant la rotonde sur laquelle le Pacha Arab Ahmed fit élever en 1573 le Bordj el Fanar (fort du phare).
LE XVIe SIÈCLE 144
Haëdo) un môle long de deux cents mètres environ, large de vingt-cinq et haut de quatre, qui relia la ville aux flots. On y employa les matériaux du fort espagnol et des pierres empruntées aux ruines de Rusguniae, qui servaient depuis longtemps déjà de carrière aux habitants d’Alger 1 Les quatre îles furent réunies pour former un terre-plein continu. Il fallut dans la suite consolider ce môle. Le beylerbey Salah Reïs, en 1556, le suréleva, y installa une chaussée et fit faire du côté du Nord des enrochements ; plus tard le dey Baba- Al-Neksis l’élargit sensiblement, en 1754, et y créa des magasins ?. On fut toujours obligé, en tous cas, sous la domination turque, de poursuivre cette défense, surtout après chaque hiver ; c'était un des travaux pénibles réservés aux esclaves du Dey, qui transportaient les pierres tirées d’une carrière voisine de la Pointe Pescade 5. Pour couvrir la darse du côté du Sud-Est, un autre môle, plus court, mais plus large (on l’appela le Grand Môle) fut assis sur les écueils et le banc de