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4. Venture de Paradis (0. c., p. 140 et suivantes) donne de nombreux détails sur les tributs acquittés par les puissances. Voir aussi Shaw (0. c., p. 211) G. T. Raynal (0. c., II, p. 128-130) et W. Shaler qui donne des renseignements sur les derniers traités conclus de 1795 à 1817. On trouvera aussi des détails intéressants dans les Archives du Consulat de France (A. Devoulx, o. c.,) et dans le mémoire sur Alger de Dubois-Thainville (0. c., p. 147- 150), concernant les cadeaux faits par la France, l’Angleterre et l'Espagne. Le commerce des munitions de guerre avec la Régence avait été interdit aux Français sous Louis XIII; mais au xvi® siècle, il avait fonctionné. Marseille vendait alors aux Algériens, alliés de François Ier et de ses successeurs, des rames, de la poudre et des boulets. (Masson, o. c., p. 85).

merce normal, mais bien plutôt l’acquittement d’un véritable tribut. |

En dehors de ces produits, Alger recevait de l’Europe, de l'Orient, des pays Barbaresques mêmes, une foule de marchandises dont la liste est longue assurément, mais dont aucune ne constituait vraiment un frêt important pour le commerce maritime. Haëdo cite par exemple comme importations de Marseille et de France la mercerie, les cotonnades, le fer, l’acier, les clous, le salpêtre, l’alun, le soufre, l’huile, la coutellerie fine, la gomme, le sel, le vin, les noisettes, les châtaignes, accusant d’ailleurs les Français de faire de la contrebande entre FEspagne et Alger t. Gramaye, plus concis, caractérise mieux ce trafic en le réduisant à des marchandises de tout genre et de petit volume, des comestibles, des condiments et des draps ?. Or, en 1633, les consuls de Marseille estiment que, tous les ans, 1} part pour Alger et pour toute la côte orientale de la Régence quatre ou cinq vaisseaux portant 20.000 livres de marchandises et en rapportant 100.000. Ce sont là des chiffres insignifiants. « Alger ne nous rapporte rien », écrit en 1699 notre consul d'Alger à la Chambre de commerce de Marseille 8.

Les Anglais importaient certainement des marchandises plus lourdes et plus volumineuses, et leur tonnage devait être plus élevé. Le D Shaw, chapelain du consulat Britannique, bien que placé au bon endroit pour être documenté, se borne

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