‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 71 sur 465 · Laugier de Tassy, o. c., ch. XXIX · texte numérisé non relu

Laugier de Tassy, o. c., ch. XXIX

3. Les droits d’entrée étaient officiellement de 5 1/2 % ad valorem pour les chrétiens, le Levant et les Maures, de 12 % pour les Juifs ; mais il s’y ajoutait une foule de redevances, notamment le droit d'ancrage, de 110 livres, et quantité de « bakchichs » pour les interprètes, secrétaires, amins, mezouars, magasiniers, gardiens etc. (Elie de la Primaudaie, o. c., p. 189-192

et G. T. Raynal, o. c., II, p. 135).

celle des retours, et les exactions fréquentes ! en diminuent énormément l'importation. Ceux qui en ont besoin attendent jusqu’au dernier moment dans l’espérance de les trouver à meilleur compte à bord de quelque prise. Les piastres sont l’espèce de marchandises la plus lucrative ». Tollot, quelques années plus tard, note lui aussi «qu’il arrive peu de bâtiments en ce pays, surtout des Français qui ne peuvent y porter des armes et des munitions de guerre, comme font les Anglais, ce qui fait le principal commerce de ces derniers. En général, il n’y a pas de profit à faire... tout le commerce se fait par l’intermédiaire des Juifs qui trompent et font banqueroute pour la plupart ? ». Venture de Paradis constate cependant, en 1789, une reprise des affaires, après une période de paix intérieure que l’on peut qualifier d’exceptionnelle. « Le commerce d’entrée a fort augmenté ». Or il compte moins de quatre-vingt bâtiments pour une année, dont trente Français, huit Ragusins, quatre du Nord, trente Espagnols, trois de Livourne et trois de Turquie et d'Alexandrie # ; il ne souffle pas mot des Anglais dont le commerce subissait sans doute une éclipse, au lendemain

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