Dr Shaw, o. c., p. 35 et
5. Venture de Paradis, o. c., p. 15. « Les rubans écarlate et violet, dit-il, ont plus d’éclat et de solidité que ceux de la chrétienté et se vendent plus cher que ceux de Livourne ».
de laine, du reste inférieurs à ceux de Tunis, des maroquins dont on fait des babouches, des portefeuilles, des gibecières brodées, pour le pays même ou pour le Levant. En 1830, nous avons trouvé ces diverses industries encore vivantes, sinon prospères !,
En effet, outre les petits métiers inhérents à toute agglomération indigène, que nous laissons de côté ici, on pratiquait encore le tissage du lin, du fil d’agave, de la laine, de la soie, on brodait sur étoffe des robes, des pantalons, des vestes, et sur cuir des bourses, des sandales, des ceinturons de sabre, des harnachements, on tissait quelques tapis et on tressait beaucoup de nattes de jonc, on teignait à la gaude, au bois de campêche, à l’indigo, à l'écorce de grenade et à la couperose, on tannait à l’écorce de chêne vert ou de grenadier, on travaillait le fer blanc, on forgeait des lits de parade, on fondait le bronze, on faisait de la serrurerie, de la menuiserie, des portes, des coffres, des étagères, on confectionnait des tonneaux, on tournait la corne, on fabriquait au faubourg Bab-Azoun des pipes en terre, au faubourg Bab-el-Oued des poteries grossières, des briques et de la chaux. La ville avait même à l’intérieur de ses murs ses moulins à farine, dont les meules étaient tournées par des chevaux, des mulets ou des chameaux ?, et hors de l’enceinte il avait existé, peu d’années auparavant, sur le petit plateau « des Tagarins », des moulins à vent 8.
HARozet 0; cc, 1112p287-092;
2. Venture de Paradis (0. c., p. 3) en compte 25 qui « font au plus 30 mesures par jour ».
3. Ils sont indiqués comme étant en ruines sur le « plan d’Alger et des environs » de Boutin (0, c. Cartes et dessins, planche 15).