‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 89 sur 465 · Haëdo, Top., ch. XI · texte numérisé non relu

Haëdo, Top., ch. XI

5. Dans un rapport au Conseil d'administration du 23 janv. 1838, l’Intendant civil Bresson rappelait qu’il avait innové en provoquant l'arrêté du 4 juin 1837 qui les groupait sous l’autorité d’un amin. (Arch. Nat., F80 556).

de beurre, d'œufs, de charbon; les femmes s’employaient comme domestiques ou tissaient des étoffes. Les Turcs n’avaient pas négligé non plus d’utiliser les qualités guerrières des Kabyles et les Zouaouas (Azuagos de Haëdo) fournissaient des soldats, auxiliaires de la milice t. Mais, à plusieurs reprises, des mesures d'expulsion en masse furent prises contre les autres Kabyles 2. Si l’on en croit Shaler #, les Turcs leur refusaient tout emploi et les éloignaient de tout établissement public, les refoulant vers les jardins et les travaux agricoles. [ls avaient réussi néanmoins à s'établir dans les Souks 4, au Fondouk de huile qu'ils ravitaillaient °, au Souk de la laine et à la « Rahba», la halle aux grains d’Alger f. Ils servaient aussi comme domestiques chez les chrétiens, chez les consuls notamment, où «ils se montraient intelligents, actifs et honnêtes ». Mais le beylik et les Janissaires voyaient la chose d’un mauvais œil 7. D’ailleurs cet élément de la population passait pour très mobile ; ils ne restaient jamais longtemps sans retourner à leur pays. Parmi eux, les gens de Mzita 8 et de Djidjelli, c’est-à-dire de la Petite Kabylie, étaient arrivés à conquérir une situation

1 Haédo. Top., ch. XI.

2. Le même auteur (Histoure des rois, o. c., 121) nous parle d’un fait de ce genre sous Hassan-Pacha.

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