‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 95 sur 465 · Laugier de Tassy, o. c., p · texte numérisé non relu

Laugier de Tassy, o. c., p

2. Peyssonnel, o. c., p. 461.« On compte, dit-on, 20. 000 de ces masseries. mais je crois que ceux qui ont fait le calcul des masseries d’Alger y ont ajouté un zéro et ainsi 1l faut réduire le nombre de 20.000 à celui de 2.000 ». Le terme de « masserie » est sans doute le même que le mot italien « masseria » qui veut dire « ferme ». Il existe cependant un mot arabe, presque tombé en désuétude, « masriya » qui désignait jadis une petite chambre, séparée du reste de la maison, où on logeait les esclaves. Ce mot aurait-il pris l’acception de « petite maison de campagne » ? Il serait en tous cas, d’origine latine (Renseignements communiqués par M. Ben Cheneb). Le terme se rencontre pour la première fois dans le Père Dan, o. c.

3, Venture de Paradis, 0. c., p. 2. Il s’agit d’ailleurs, d’après le texte, non seulement des alentours immédiats d'Alger, mais aussi de la Mitidja.

4. Idem., p. 12. L'auteur va jusqu’à dire que « les jardins de Bélidé fournissent tous les fruits et toutes les verdures qui se consomment à Alger ».

ravages commis dans les vignobles par les sauterelles en 1723 et 1724. « Le vin d'Alger, écrit-il, était aussi bon que le meilleur de l’'Hermitage ! ».

Lorsque l’armée française, marchant de Sidi Ferruch sur Alger, aborda le plateau d'El Biar et les pentes qui dominent à l'Ouest le Fort l'Empereur, elle y trouva de beaux jardins enclos de haies de cactus et des maisons de campagne aux murs élevés ?. Beaucoup de ces villas étaient, il est vrai, en ruines ; d’autres, en mauvais état, attestaient la déchéance ou la désertion de leurs anciens maîtres, fonctionnaires élevés du Beylik ?. I subsistait d’ailleurs de belles habitations sur les pentes des coteaux de Mustapha et de Kouba, et plus loin jusque vers Birkadem et Dely-Ibrahim. Mais elles formaient le plus souvent avec leurs jardins des îlots au milieu de la brousse. Les pentes de Mustapha étaient ainsi coupées de ravins profonds tellement fourrés qu’un homme avait peine à les traverser.

Quant à la majeure parue du Sahel, pour nous la représenter telle que nous l’avons trouvée en 1830, il nous faut faire un

1. Dr Shaw, 0. c., p. 21. Les Turcs ne se privaient pas d’en boire dans les tavernes tenues par les esclaves chrétiens. Venture de Paradis (p. 26) parle aussi du vin provenant des environs d'Alger. Le beylik affermait les tavernes moyennant la fourniture du vinaigre à la maison du souverain, aux grands officiers et à l’odjak. Boutin (0. c., p. 68) mentionne que depuis l'invasion des sauterelles de 1794, «la qualité du vin a beaucoup diminué ».

2. Gab. Esquer. La prise d’ Alger, o. c., p. 353 et suivantes.

3. Rozet (0. c., p. 150) décrit l’ancienne villa du « Khaznadji » (trésorier) sur le chemin de Sidi-Ferruch occupée par « plusieurs familles de sales Bédouins ».

4. H. Klein, (0. c., t. IT et III) mentionne les plus remarquables avec des détails sur leur histoire,

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