‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 96 sur 465 · Boutin, (0. c., p · texte numérisé non relu

Boutin, (0. c., p

effort d’esprit et éloigner de notre pensée le tableau actuel de ces magnifiques terres cultivées, où la carte de Boutin ne mentionnait en 1808 que de la brousse !. A l’exception du chemin de Constantine, on n’y trouvait que de mauvais sentiers ?, praticables seulement aux bêtes de somme, le seul mode de transport d’ailleurs usité.

La plaine de la Mitidja n’était pas mieux partagée. « Elle est coupée, dit Boutin, par différents marais qui vont toujours s’agrandissant par l’insouciance et l’ignorance des habitants 5 ». Quelques années auparavant, Venture de Paradis en signalait le mauvais état et les exhalaisons pestilentielles 4. Or non seulement elle aurait dû être le grenier d’Alger, mais elle aurait pu alimenter une exportation importante. Dans la réalité, elle ne suffit même pas à satisfaire aux besoins de la ville. Tous les auteurs sont cependant d'accord pour en célébrer la fertilité, depuis Léon l’Africain 5, au xvi£ siècle, jusqu’au consul Shaler, au début du xrx€. Haëdo parle des propriétés qu’y possèdent beaucoup de Turcs et de Maures d’Alger $ ; ils y font cultiver par leurs esclaves l’orge, le blé, les fèves, les courges, y élèvent des bœufs, des moutons, de la volaille, et aussi des vers à soie ; ils en tirent du miel et du beurre en abondance. Sur les bords de l’Harrach sont de nombreux moulins. Les Algérois y ont construit des maisons de campagne et aménagé des Jardins

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