‹ AlgerChapitre 7 sur 15 · SECTION IV · texte numérisé non relu

SECTION IV

Administration actuelle sous le régime militaire. Critique. Sa désorganisation , son incohérence, ses effets funestes, son irrésolution. — !«> Fai-

blesse de la population européenne abandonnée sans appui , sans union. — 2» Démoralisation de célle population jetée sur cette terre par le désespoir et la misère. Spéculations honteuses : usure. — 3® Déconsidération dans l’esprit des indigènes. I^ous contribuons à les corrompre au lieu de lesjnoraiiser. Dépravation de la jeuflesse et de l'enfance. Infâme métier qu’elle exerce. Spectacles dégoûlans dont elle est avide. Dangers que présente une population élevée à pareille école. Cette corruptiod envahit toutes les classes , même^la magistrature : mauvais exemple pour la population indigène.

C’est une mauvaise place pour nos reproches ài’autorité militaire , que ce voisinage de récits glorieux qui font admirer notre arméq. C’est que c’est toujours avec une secrète satisfaction, avec un orgueil involontaire que l’on met sa parole ou sa plume au service de ces dévoûmens sublimes, de ces hauts faits d’armes, dont l’éclat rejaillit sur la nation entière, et puis, tout en rendant justice à la gloire militaire, nous ne pouvons nous résoudre à lui sacrifier l’organisation politique d’un pays. Ce sont deux ordres d’idées tout-à-fait distincts et il faut bien se garder de subordonner l’un à l’autre. C’est ce qui produit notre

insistance à signaler Jes vices de radministration militaire. Les effets en sont désastreux en Afrique.

'L’:autorité civile est en état de siège perpétuel : elle est dépendante du pouvoir militaire, timide,' hésitante, inconhérente. Ainsi à Alger réside le chef de l’autorité civile dans la Régence, l’intendant civil, dont les attributions ont une assez complète anjalogie avec celles d’un préfet. L’intendant civil a été pendant quelque temps indépendant du gouverneur-général ;• c’était alors l’origine (fune divergence fatale à la bonne administration des affaires dont le premier besoin, surtout dans un.p^ys nouveau, est Tiinité d’action. Une ordonnance vint donc placer l’intendant civil sous Içs ordres du gouverneur-général. Le principe est bon; l’application à un chef militaire mauvaise. Ensuite il est fâcheux que la défiance du gouvernement central en France autorise l’intendant civil à ressaisir une partie de son indépendance, au moyen d’une correspondance directe qu’il entretient avec le ministre t cette correspondànce a pour objet de surveiller le gouverneur-général dans ses fonctions; c’est un moyen de police employé par le gouvernement central. Déplorable système d’espionnage qui ne peut jeter que des germes de dissensions, de guerre occulte, de rivalités dangereuses, de dénonciations suspectes dans le sein de cette administration déjà assez confuse et assez embarrassée dans sa marche !

L’autorité militaire a des allures assez vives, assez

rapides , assez expéditives ; il peut dès lors paraître étrange qu’on se plaigne de son irrésolution. C’est qu’en effet l’administration civile n’étant pas de sa compétence , appesantit sa marche , surtout dans un pays nouveau, composé de tant de parties différentes. Le gouvernement militaire est en général fort absolu et fort tranchant : ainsi le gouvernement impérial de Bonaparte. Mais pour cela, il faut qu’il ait ses coudées franches et ne soit pas gêné dans ses mouve-^ mens ; il faut qu’il n’ait pas à craindre un supérieur ; car l’esprit militaire offre un singulier mélange de rudesse et d’humble soumission. Voyez la plupart de nos généraux ; on croirait qu’ils vont tout tuer ; qu’un ministre les regarde en faCe , et ils se font doux et dociles. Eh bien, tel est exactement l’effet produit dans le gouvernement d’Alger ; le gouverneur-général est dans la plus complète dépendance du gouvernemént central ; il relève directement du ministre de la guerre. Il n’a pas même la sécurité que donne l’appui dé la loi : l’Algérie est soumise au régime des ordonnances.

Il est impossible que rien de bon sorte jamais d’une semblable organisation. « Il y a pour les fonctionnaires, nous disait le général Négrier, impossibilité de bien faire , le gouvernement central les avouant s’ils réussissent, les désavouant s’ils échouent. Ce système produit la pusillanimité d’action, chacun voulant reporter sur son voisin la responsabilité. »

Et assurément , il y a générosité au général Négrier à parler ainsi ; car si l’approbation du gouvernement est acquise au succès, il n’a pas dû être souvent désavoué, habitué qu’il était à voir tout prospérer sous l’influence de son administration .sage , prudente, éclairée et bienveillante.

Mais c’est au principe que nous nous attaquons comme lui ; or, ce principe est vicieux : l’union illégitime des pouvoirs civils et militaires engendre la faiblesse et l’irrésolution. « Notre domination s’est exercée soit directement par nous-mêmes , soit au moyen des Turcs, et quelquefois des indigènes. Rarement elle a été intelligente ; le but était assez peu déterminé , les moyens employés trop variables pour que les Arabes aient pu supposer que nous eussions un système; nous leur annoncions un gouvernement réparateur et de protection , et nous avons suivi les erremens des Turcs ; nous n’avons même pas su conserver l’ordre dans le pays. En enlevant aux Arabes le gouvernement turc, nous leur avons donné l’anarchie. L’Afrique a eu neuf gouverneurs en moins de sept ans. Les Arabes ont vu se succéder tant de personnes et de choses, qu’ils ne doivent pas croire que le Français puisse teniç sur le sol d’Afrique. La domination que nous avons voulu exercer directement sur les Arabes nous a été funeste. Elle s’est présentée avec l’appareil militaire ; nos succès n’ont pas eu de résultats, et nos nombreux revers ont dû détruire

ridée que les indigènes avaient de notre force, us pouvons dire que notre discrédit a été en raison des moyens employés. Nul doute qu’avec de nouveaux efforts nous ne restions vainqueurs sur toiis les points; mais quel sera le résultat? » (1) Ce résultat sera toujours le même tant que l’on n’aura pas ramené l’administration à la vérité des principes, qui seuls peuvent lui donner de la régularité et de la puissance. Et si nous voyons cette question des principes gouvernementaux tourmenter les pays déjà vieux et assis sur leur base , combien plus doit-elle avoir d’importance au sein d’une population toute neuve, au milieu de cette agglomération . exotique , composée d’élémens étrangers et inquiets. Cette conviction redouble à la vue des faits. M. Desjobert prétend qu’il n’est pas besoin d’aller en Afrique (2) ; c!est une erreur ; l’examen matériel des choses et du pays a produit en nous un double résultat, qui peut-être se serait également manifesté dans l’esprit de l’honorable écrivain : la douleur, des moyens employés , l’espérance irrésistible d’un avenir qui dépend de nous.

Mais jusqu’à présent, nous ne pouvons que déplorer cet esprit d’indécision qui plane sur nos affaires algériennes. « Triste , mais habituelle, compagne de nos résolutions comme de nos voyages, est-il donc écrit dans nos destinées que nous devions la porter

<1) Desjobert ^ 281.

(2) id. Préface, page.

partout aves nous? La possession serait-elle toujours pour nous le tombeau du -désir; la jouissance, le signal de la satiété , et n’aurait-elle de persévérance que dans la Inobilité de ses projets (1) ? »

Cette irrésolution , signalée par un homme qui a pu en éprouver lui-même toutes les vicissitudes et les inconvéniens, produit la faiblesse et la stérilité de toute cette population européenne abandonnée, sans appui, sans union.

De là aussi une mauvaise tendance aux opérations. Dans un pays favorisé d’un aussi beau climat, si la sécurité règne, si les habitans ont foi dans l’autorité, les transactions se multiplient, la^confiance commerciale vient les purifier et les faire prospérer; elle appelle à son aide les capitaux étrangers; l’esprit de famille et d’avenir prend racine et se développe. Si au contraire l’administration est vacillante et faible , si sa stabilité semble douteuse , alors la crainte s’empare de tous les esprits , le sauve-qui-peut se propage en échos dangereux; il jette l’épouvante ; le commerce languit; le crédit meurt , et à l’esprit d’avenir se substitue la spéculation éhontée, rapide, vivant au jour le jour. Avec cela, pas de colonisation possible. C’est le triste spectacle qui a frappé nos yeux. Ces tripotages honteux de ventes et d’achats factices n’ont pas d’autre cause. L’espril d’agiotage, je le sais^ a sa jsource.dans l’imagination humaine toujours vagabonde, et les

(l)‘GEisT'y DE Bussy, pag. 22.

scandales du palais de la Bourse, comme autrefois de la rue Quincampoix et du Mississipi, forment le digne pendant des déserts de la Métidja ; mais il nous paraît incontestable que si l’on' n’extirpe pas complètement cette lèpre dévorante, on aura du moins arraché l’un de se§ germes ? Saris aucun doute, la stabilité de la puissance française en Afrique y portera la certitude des limites, la réalité des transactions mobilières et immobilières, la circulation des capitaux, l’abaisse-, ment de l’intérêt. C’est, en effet, un scandale que le taux actuel de l’intérêt en Afrique ^ et particulièrement à Alger : 3 ou 4 pour cent par mois sont un chiffre fort ordinaire ; on prête soüvçnt à 60 pour cerft, et l’homme qui ne demande que 20 à 25 pour cent, passe pour très modéré. H y a ensuite le prêt sur gages à un taux fort élevé et avec conditions fort dures ; à savoir, que faute de paierrient d’un terme ou deux d’intérêts, le prêteur sera autorisé à vendre le gage, etc... Si nous signalons le mal, ce n’est pas pour provoquer des répressions judiciaires ; des ordonnances ont modifié le taux de l’intérêt et en ont étendu les limites dans l’Algérie; et ces dispositions, nous ne les ci itiquons pas. C’est une question indécise .d’économie politique que celle de savoir si l’intérêt peut être réglé par la loi ; si l’usure doit être punie par elle ; ou bien si, au contraire , on ne devrait pas , par suite de l’assimilation des capitaux aux marchandises, donner en quelque sorte à l’argent le

droit de libre pratique , sans frein , sans restriction, de telle sorte que l’intérêt résultât de la‘Concurrence. « L’argent étant une marchandise comme une autre, rare ou abondaqle sur tels ou tels points, par telle ou telle cause, prenant ou perdant de. sa valeur, suivant les localités, Tes crises politiques ou financières , suivant que les garanties offertes sont plus ou moins nombreuses, plus ou moins sures, prochaines ou réalisâmes , l’argent' devrait-il avoir un taux d’intérêt légal (1)? » Cette question est indifférente ici. Une question bien autrement grave la domine ; c’est la nécessité. Or, il est certain que ce qui fait la cherté exorbitante de l’argent en Afrique, c’est son extrême rareté sur la place. Cette rareté est produite par l^état précaire de toutes choses en ce pays. Affermissez le sol, on y marchera plus tranquille, plus rassuré ; le commerce y développera sqii utile influence , et l’argent, si craintif, si trembleur, y reparaîtra plus abondant; son abondance guérira le mal produit par la disette.

Un autre résultat de cette irrésolution gouvernementale, c’est de nous perdre dans l’esprit des indigènes. Nous, prétendus missionnaires de la civilisation, nous leur portons la corruption. 11 ne faut pas se dissimuler que les élémens d’une colonie naissante sont toujours plus ou moins impurs. Ainsi les États-

(i) Chardon, Traité de l’Usure,

Unis, aujourd’hui SI resplendissans de gloire et de puissance , aujourd’hui si jeunes et si ardens à la civilisation , les États-Unis ont dû leur première existence à une réunion de flibustiers, exilés de leur pays natal ; et que l’on remarque bien que ce n’est pas du tout un souvenir injurieux que nous entendons réveiller en parlant ainsi de l’origine américaine. Déjà, à la tribune, un honorable orateur, M. Odilon-Barrot, avait, à l’occasion de la question de déportation , rappelé cette origine ; et M. Ghizot avait cru devoir, dans l’intérêt de la considération Américaine, réclamer contre cette assertion historique. Quant à nous, notre intention n’est point d’af'* faiblir la juste admiration que les États-Unis ont conquise par le développement colossal de leur grandeur et de leur puissance ; nous ne comprenons même pas la susceptibilité manifestée en leur nom. Il en est à cet égard d’une nation comme des individus isolés 5 qui de nous aujourd’hui n’admire pas plus un homme, créateur de sa propre fortune, qu’un homme dont tout le mérite consiste dans un bel héritage? La gloire ne s’accroît-elle pas de l’étendue même du chemin parcouru par elle, l’infimité de son extraction n’ajoute-t-elle pas à sa considération? Il en est de même d’une nation : si la réunion fortuite de quelques exilés a servi de berceau à sa grandeur future, elle n’en a que plus de droits à l’admiration universelle. Ainsi donc soit dit à l’honneur des États-Unis : les pre-

miers germes de leur constitution sociale étaient assez vicieux ; le souffle de la civilisation a purifié tout cela ; il en sera de même de l’Afrique, mais nous n’en sommes encore qu’au début. Cette population nouvelle d’Afrique porte le cachet de son origine; composée des rebuts de tous les pays , elle n’offre assurément pas par elle - même des garanties bien satisfaisantes de moralité ; mais tous ces hommes arrachés à l’atmosphère de leur pays, à leurs habitudes vicieuses , transportés sous un autre ciel , débarrassés de ces préventions fatales qui les entouraient et les enfermaient dans l’incorrigibilité, peuvent renaître .à une vie nouvelle, contracter d’autres habitudes d’ordre, d’honnêteté , de famille. Cherchez donc à les gouverner avec justice ; imprimez-leur le sentiment d’une autorité paternelle et régulière.

L’un des spectacles les plus pénibles que nous ait présentés le système suivi jusqu’à ce jour, c’est l’abandon de cette population à tous les périls de sa nature vicieuse; c’est surtout le scandale de cette dépravation anticipée de la jeunesse et de l’enfance. Nous avons commencé à purger nos galeries et nos rues de ces femmes élégamment parées par le vice ; à Alger, ce ne sont pas seulement des femmes qui exercênt ce honteuîL métier : à chaque pas, sur la Place du Gouvernement, promenade de la ville , à chaque coin de rue, vous rencontrez des enfans , des petits garçons de dix à douze ans qui vous adressent les provocations

les plus tenaces, les propositions les plus obscènes. Ainsi la corruption vient vicier ces jeunes âmes et flétrir tout leur avenir. Que pouvez-vous augurer de ces petits êtres, rongés dès leur bas âge dé cette gangrène morale qui dévore l’intelligence et le cœur? Nous ne saurions assez insister sur ce point., Les fautes d’une administration se réparent, les torts politiques s’eflacerit ^ -mais la corruption de l’enfance dégoûte la vue compromet tout l’avenir d’une nation; c’est le chancre vénérien porté jusque dans le sein maternel. Ah ! si l’homme avec les années devient positif et perd sa première candeur et ses premières vertus , du moins, conservez donc à sa jeunesse son prestige, ses illusions et sa virginité morale ! Réprimez, réprimez aujourd’hui même cet infâme métier qu’exerce l’enfance sous vos yeux, sous votre tolérance. '

Les indigènes ont une extrême pudeur ; jamais chez eux ne s’offrira à vos regards le spectacle indécent que vous rencontrez dans toutes vos villes, àu coin de chaque borne et de chaque porte-cochère. Il y a pourtant dans leurs mœurs à cet égard une étrange contradiction : pendant le Rhamadan, qui dure un mois et correspond à peu-près à notre mois de décembre , ils se livrent à la dévotion la plus rigoureuse, et, par une singulière dérogation à leurs habitudes , ils recherchent un spectacle d’une impudeur grossière : nous en avons été témoin.

C’était le 28 novembre 1837 : à cinq heures du soir le canon résonne, on nous apprend que Les Mahométans avaient demandé l’autorisation d’annoncer de cette façon, suivant l’usage, le commencement du Rhamadan. Le soir la mosquée est toute illuminée, le minaret brille d’une ceinture flamboyante, la foule se presse au service divin : c’est en effet une cérémonie religieuse, espèce de messe et de prône ; tous les Mahométans y assistent la lanterneallumée et à leur main, puis, après la cérémonie qui dure environ une heure, ils en sortent avec le plus grand recueillement. Tous les Mahométans .doivent être à jeun jusqu’à cinq heures pendant le Rhamadan; après le service religieux toute la population court à la joie, mais à la joie la plus incivilisée , promenades dans les rues la lanterne à la main, cafés bruyans d’une musique sauvage, danses de chameaux, toute la nuit enfin consacrée à boire, à chanter, à jouer, et au spectacle étrange dont nous parlions plus haut : ce spectacle c’est une espèce d’ombres chinoises qui présentent les scènes les plus impudiques et cela aux regards des enfans, des vieillards, des jeunes gens, qui tous accourent en foule à cet étrange plaisir et battent des mains ou éclatent de rires aux épisodes le3 plus burlesques de cette indécente fantasmagorie qui s’appelle Garagouss. L’une des scènes de cette étrange comédie c’est la lutte d’un Français et d’un Arabe, dans laquelle le Français est bien entendu toujours vaincu

et réduit à la merci du vainqueur, auquel le prestidigitateur fait sans cesse répéter ces mots : 'Andare à Bab-Azaoun, c’est-à-dire, à Ja potence autrefois établie à la porte Bab-Azaoun, qui en porte encore les traces sur ses murs. Tout l’auditoire éclate de rire et répète sans cesse : andar à Bab-Azaoun, andar à Bab-Azaoun; aussi le machiniste revient-il perpétuellenmnt à son refrain andare à Bab-Azaoun , aux grands applaudissemens de la foule. Chez les Maliométans c’est une folie passagère : c’est leur carnaval ; cela n’a donc pas une grande importance, il vaudrait^ mieux pourtant que cette inutile obscénité n’existât pas. Mais le premier fait, par sa^ermanence, a bien plus de gravité. Ce n’est d’ailleurs pas un fait isolé : la corruption distille partout son venin, toutes les classes en sont infectées ; nous ne pouvons nous taire sur les dangers qu’offre une population élevée à pareille école : l’avenir d’une colonie est compromis, au moins pour plusieurs années, par un semblable vice originel 5 c’est le ver qui ronge la racine d’une plante.

Ce qu’il y a d’affligeant encore, c’est de voir l’invasion du mal jusque dans le cœur même de ceux auxquels on serait dispdsé à confier le soin de le com-* battfe : la magistrature est loin d’offrir cette sévérité de principes que nous nous plaisons à remarquer en elle dans notre pays : c’est un hommage ^que nous sommes heureux de lui rendre. Mais en Afrique, nous

le disons avec regret, et sans entrer dans aucuns détails pour éviter toute application personnelle, en Afrique la magistrati^re elle-même , dans quelquesuns de ses membres, subit l’influence de cette facilité de mœurs dont nous avons parlé; c’est un mauvais exemple pour la population indigène, habituée à sa propre pudeur et surtout à celle de ses ma|jistrats.

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