în arabe, Aïssa
puits, les ablutions prescrites; et ceux qui, loin de l'eau, s'aspergent de sable fln, ou, faute de sable, se frottent les mains et le visage à la pierre quand l'instant vient d'invoquer le seul puissant ; l'homme qui ne se tourne vers La Mecque, tombeau du Prophète, qu'aux heures indiquées parla Loi; et celui qui dit son diker ' deux cents, trois cents, cinq cents, mille, deux mille et jusqu'à trois mille fois sur son chapelet usé par les doigts tandis que les lèvres murmurent. Ils sont là, guettant leur triomphe (et notre ruine), en Sahel, en Tell, en Sahara, et partout où le
Le ksar d'El Goléa. (D'après une photographie du capitaine Cauvet.)
nom chrétien est abominé des Musulmans, c'est-à-dire de Saint-Louis du Sénégal aux rios « lianesques » de Mindanao.
Dans notre Maghreb au moins, le fanatisme décroît et d'aucuns haussent les épaules quand on invoque le Maître de l'Heure.
Les Moul-es-Saà qui viendront, s'il en vient encore, ne seront probablement pas plus heureux. On doit regarder le Tell comme une appartenance et dépendance de l'Europe. La Méditerranée ne sépare pas l'Europe de la Berbérie, elle les unit au contraire; le Sahara n'unit pas la Berbérie à l'Afrique, au contraire il l'en sépare.
Or cette annexe, cette banlieue de l'Europe est très petite en comparaison de la partie du monde d'où les Latins, les Germains, les Slaves exubèrent; elle nourrira, même peuplée et