Salomon commanda les Grecs en Afrique après Bélisaire
2. Oued-cl-Abd et Mina roulent à létiage, qui se confond presque avec les eaux ordinaires, chacun 500 litres par seconde dune belle onde claire.
huerta, puis à porter à 20 000 les 8 iOO hectares dès maintenant arrosés dans le plan de Relizane. De leur naturel, ces champs étaient marâtres, argileux, salés, torréfiés; laissés à eux-mêmes, ils restent d'une stérilité presque absolue; à peine s'ils portent de misérables touffes de plantes salines; mais il deviennent d'une fertilité rare dès qu'on y fait passer les eaux de la rivière, prises à 4 kilomètres en amont de Relizane derrière un barrage rudimentaire dont la construction est antérieure aux Français.
Relizane, cité très moderne, et, pour tout dire en trois mots, création des Français, répond à la Mina des Romains, non pas sur le même emplacement, mais à une lieue de distance. JVIina couvrait un versant de colline au-dessus de la rive droite de la rivière, appelée comme la ville; son nom est de ceux que le temps n'a pas changés.
La Mina tourne et retourne pendant 220 kilomètres, en un bassin de 832 000 hectares (?) dont toute la partie supérieure, jusque vers Uzès-le-Duc, relève du calcaire jurassique.
Elle s'unit au fleuve, non devant la ruine, mais devant l'absence de ruines de ce qui fut la A'ille arabe de Chélifl". Là même, la grande plaine finit et les gorges recommencent, larges d'environ 400 mètres, dont le dixième, ou douzième, ou quizième au Chinalaph; elles ne s'achèvent qu'avec ce Chinalaph lui-même au bord de la nier, entre des dunes de sable, à trois lieues au nord-nord-est de jMostaganem.
En quoi le Chéliff, grand fleuve de l'Algérie, qui pourrait envier cent petites rivières de France, en quoi le Chéliff s'oppose-t-il à ce que sèche la mer des Colonnes d'Hercule? En peu, certes, et très peu, quoiqu'on l'ait vu courir devant Orléansville avec une vitesse de 4 mètres et demi et avec une puissance de 1 448 mètres cubes par seconde. A ces 1 448 mètres ■cubes, le Sly, le Riou, la Djiddiouïa, les oueds du Dahra, la Mina, peuvent en ajouter au moins autant, mais leurs crues ne concordent guère. Année moyenne, il roule en crue normale 400 mètres cubes, en eaux ordinaires 15, en étiage 3 — faible présent d'un bassin de 4 487 300 hectares (?), presque égal à la moitié du bassin du Rhône, presque double de celui de la Dordogne. Au fort de la saison la plus contraire, du 13 juillet au 13 septembre, on n'y trouve parfois que 1 300 litres; mais au fort des pluies, tantôt en décembre ou janvier, tantôt en février ou mars, c'est 30 à 60 mètres cubes qui passent entre ses berges.