Ksar ou Kasr, c'est le mot espagnol Alcazar (EI-Rasr
SAHARA ALGÉRIEN
â^îT^^ê^omm^î rarement troublés par l'eau s'unissent en « gouttières » peu gouttantes. L'Oued Zergoun quitte l'Atlas près du morne ksar de Tadjrouna. Tout orage, tout grain,
liréziiia ; la place du iiiarclié. (D'après une photographie de M. Foureau.)
toute ondée y fait pousser belle et bonne herbe; aussi les Saliariens disent-ils que le Zergoun est le paradis des nomades.
L'Oued-Seggueur, fils des monts géryvillois, entre dans le Sahara par une « Porte du Désert », par le défilé de l'Arouïa, près du ksar de Brézina qu'entourent 12 000 à loOOO palmiers dont les dattes mûrissent mal, vu l'altitude. C'est une longue « ligne d'eau » sans beaucoup
Dans l'oasis de Tiout.
d'eau; son sillon se poursuit visiblement jusque A'ers El-Goléa, qui a été longtemps notre dernier poste du Sud dans la direction du Touat.
A 3o0 mètres d'altitude, un peu plus près de Tombouctou que de Marseille, El-Goléa cultive 16 000 palmiers, dont il lui est loisible d'augmenter le nombre depuis qu'un puits artésien y a dégagé du profond sous-sol un jet « formidable », ruisseau tel qu'il s'est épanché en un lac. Autour de ce ksar rôdent des Berbères arabisés, les Chambas qui récemment encore étaient, visà-vis des Touaregs berbérophones, des pirates contre des pirates sur l'océan des pierres, des sables qui volent au gré du simoun. Pillards si rapides qu'une de leurs bandes a reçu le nom de Souffle du vent', ils pesaient de tout le poids de leur audace et de leur arrogance, sur les sédentaires
des oasis ; ils parcourent avec leurs troupeaux les pays d'El Goléa, d'Ouargla, de Metlili.
La Rivière de l'Ouest (Oued-Gharbi) a dans son bassin les deux Arbas, les deux Chellalas, Asla, Bou- Semroun; elle passe devant El-Abiod-Sidi-Cheikh, devant Benout, et, devenue saharienne, va de daïa en daïa sur le chemin de l'Areg.
La Rivière aux Moustiques (Oued-Namous) coule devant Aïn-Sfisifa ou la Font des Trembles, à 1 2o2 mètres, donc trop haut pour le palmier; ensuite devant Aïn-Sefra (1020 mètres), lieu de comman-
i^hoto M. Guath.
Le Ksar d'Aïn-Sefra.