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CONFIGURATION GÉNÉRALE

Massif méditerranéen. — Massif intérieur. — > Zone des landes. — Zone des oasis.

Lorsque l’on côtoyé le rivage de l’Algérie, depuis la frontière de Tunis jusqu’à celle de Maroc , on voit se dérouler une série de montagnes qui bornent l’horizon à une distance variable, mais toujours assez rapprochée. Le plus souvent elles bordent le littoral, et viennent se terminer aux falaises abruptes dont la Méditerranée baigne la base ; quelquefois le rideau s’éloigne et dessine le fond des golfes, à une distance de trente à quarante kilomètres.

Cette zone montagneuse occupe dans la direction du sud au nord une profondeur moyenne d’environ vingt lieues.

Elle est traversée par les différents cours d’eau, qui, sur des pentes en général fort roides, descendent à la Méditerranée. La physionomie fortement houleuse de ce massifdonne aux vallées qui le sillonnent une forme généralement tortueuse; elle produit certaines coupures étroites et profondes qui se remarquent dans lecours des principales rivières , du Chélif près de Médéa , du Bou-Sellam près de Sétif , du Roumel à Constantine, et de la Seybouse près de Guelma.

Quoique généralement montueuse et ravinée, la zone du littoral renferme quelques plaines assez étendues, qui forment exception à sa constitution générale, et contribuent , comme toutes les exceptions, à la mettre en relief. Telles sont la plaine de Bône , celle de la Métidja , la vallée plate et longue du Chélif inférieur, et enfin la plaine d’Oran.

Au delà de cette première zone , formée d’une longue agglomération de montagnes, la configuration du sol change d’aspect et de caractère.

De l’est à l’ouest , depuis la frontière de Tunis jusqu’à celle de Maroc, règne uneautrezone, presque aussi large que la première, formée d’une suite d’immenses plaides.

Ici les eaux, arrêtées par le bourrelet montagneux du littoral, ne trouvent pas d’issue à la Méditerranée; elles s’acheminent par des déclivités assez douces versde grands lacs salés appelés Choit ou Sebkha, qui occupent le tond des plaines.

Il n’existe qu’une seule exception à cette

règle ; c’est le Chélif, qui traverse à la fois et la zone plane de l’intérieur et le bourrelet montueux du littoral.

Cette suite de bassins fermés , larges et plats, détermine, en y joignant la vallée supérieure du Chélif, cinq régions, que les indigènes désignent par les'noms suivants :

1° Les Sbakh , 2° le Hodna, 3° le Zaréz, 4° le Sersou, 5° les Chott.

A travers l’immensité des plaines dont se compose cette seconde zone surgissent quelques montagnes, qui de loin en loin font exception à la conformation générale de la contrée et en rompent l’uniformité. Elles établissent une séparation naturelle entre les cinq régions dont elle se compose.

L’horizon de cette contrée plane est borné au sud par un second rideau de montagnes, tendu encore de la frontière orientale à la frontière occidentale de l’Algérie.

L’Aurès dans la province de Constantine et le Djebel-Amour dans la province d’Alger en sont les deux masses les plus remarquables.

Enfin au sud de ce second bourrelet de montagnes règne une seconde zone de plaines , plus vaste encore que la première ; elle se compose comme elle de bassins fermés , au fond desquels s’étendent de larges lacs de sel; comme elle aussi, elle renferme, exceptionnellement encore, quelques massifs de montagnes, mais plus rares et moins élevés.

C’est l’arrière-scène du Sahara, et pour ainsi dire le vestibule du désert. Cette seconde nappe va se terminer dans le sud, à la ligne d’oasis qui forme la limite naturelle de l’Algérie.

Ainsi , dans sa configuration orographique, cette contrée se partage du nord au sud en quatre zones sensiblement parallèles à la côte ; deux zones généralement montueuses et deux zones généralement plates.

Presque toutes les eaux qui traversent le premier massif vont aboutir à la Méditerranée ; au contraire presque toutes les eaux qui traversent le second massif restent captives dans l’intérieur des terres, et vont aboutir à des bas-fonds sans issue.

Tels sont les caractères physiques éminents des deux zones montueuses.

On peut donc appeler la première massif méditerranéen et la seconde

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