‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 10 sur 48 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

Cette peiîte Zutulbé eit aclive^ iutellîgente ^ fidèle^ maïs c^ane curiosité qui m^cffraye. Mon aecrcit u'eet pas de de ceux que Ton peut confier légèrement , et je me sui bien promis de ne le faire connaître a personne : il j va de ma vie. (// vient s^ asseoir près de la fontaine J) Où nous conduit la soif des rithesses? Misérable bûcheron , avant qu'un hasard merveilleux m^eàt.fait connaître ce trésor ^ je n'avais jamais possédé deux sequins a la fois. I^ Prophète me met en possession de riehesees immenses. Déjà j'ai eo^* levé et porté dans mon tchétif manoir , quatre gros sacs pleins d*or *, ma fortune est afsnrée; et je n'ai pu résister au désir d'y ajouter oncoré; mai», ie le jure, ce voyage sera le dernier. S'il est aussi heureux qui«ji«9di?ux autres^ je me hâte de quitter Bagdad y oji je ne pourrais jouir de cette fortune miraculensement acquise, sans ^veiller les sonpçons , sans exciter l'envie. Je vais m'étal>lir ^ Bassoraj, ÏJ f^f^^^ ^^ autre nom; je manç Saadi à I|i .fille 4c quelque riche Emir , et je récompense les services d« Zutulbé en la prenant pour ma compagne^ mon unique compagne. Oui ^ c*est un point résolu. Bien persuadé que le paradis ; sur cette terre, est dans la possession exclusive d'une femme que l'on aime , et dont on est aimé^ je ne tombers^i pas dans l'erreur commune aux riches musulmans \ je n'aurai point de harem. Non ^ rien qu'une eenle fenmie*

Si elle est bonne , elle suffira à mon bonbeur ; si elle est méchante, c'est-dîx fois plus qu'il ne faut ponr me faire enrager. Pendant que je. suis seul • • • {Il va veri le souterrain , parait hésiter ei revient ù la fontaine. Il découvre le panier y et y prend un^acon.) Ce flacon parviendra ^ )0 l'espère y à dissiper la terreur involontaire qui me saisit au moment d'entrer dans ce soutefTain. Pardonne ^ Mahomet ! je t'offense. ( // hoiu ) Je crois que le courage me

vient profitons- en bien vile. ( Il regrd^») Per-

sonne ! (Il se couche par êerre et écoute») Pas le moindre

bruit Allons ! { Il été les épines qui couvrent

la pierre et se dispose a la iei^er.) Paix !. . • j'ai cru entendre. • . ouiji on marche.* . (// remet les épines ^ et va af$Jimdf) Je ne me troo^pç pas..« cVst Morgiane, ma sçeur> , . Que me veut elle? qni U couduit ici ?. • . comm^ elle parait agitée!

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