‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 9 sur 48 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ZUTULBÉ, ALI-BABA.

Il ne me faudra pas plus d'une heure pour emplir mes sacs^ et les recouvrir avec ce morceau d^étoffè ; puis avec de petites brancbes en manière de fagots. '

zuTULBÉ^ revenant en tapinois.

Notre maître.

Encore .toi? Qu'est-ce que tu veux ?

ZUTDLBJB.

Gela se devine ; notre maître» Ta petite esclave est jeune ^ elle est femme. . . , ~

Et curieuse , n'est-ce pas ?

zimrLBÉ.

Un peu.

Beaucoup^ Elle voudrait savoir ce qucje vaisfaireicî; seul; pendant nne heure ?

C'est cela.

• Je ramasserai du bois mort.

ZUTULBÉ.

Mais y si ta petite esclave t'aidait ; la chiarge serait plutôt prête.

Je te remercie.

ZUTULfié.

Si elle chantait pendant que son maître travaillera, la

l>e80gQe lui semblerait moins péûible , el le temps moins long.

Je te remercie* Retourne à la maison^ et fais ce que }e t'ai ordonné.

ZUTULBÉ.

Oui y notre maître. (Fausse sortie,)

au-baba.

M'en Yoilà débarrassé.

zuTULBÉy revenant derrière Ali^baba^ Pardon ; notre maître > encore une réflexion.

Je t'en dispense.

ZUTUJiBÉ. . •

Elle est indispensable*

au<baba«

Voyons donc' >

ZGTULB^*

Tu défends à Saadi de setrouver seul avec moi; et t» nous renvoies tous den» au logis?

£lle a raison • Je n'avais pas songé • • .

zvTÛLBi ,■ à purU Bon ! )e resterai.

Va-t-«n. Ta m^atiendras à la cabane du derviche ^ jus-' 4|a'att retour de Saàdî. Je m'y trouverai pour lui donner une destination : il est essentiel qu'il ne soit point a hc maison quand j'y reviendrai. ^

ZUTQLBi.

Essentiel ! (^ pari,) Encore un secret ! {Haut.') Pourquoi donc, notre maître?

Pour Isi dernière fois f va-t^en ^ et m^ laisse ^n repos* '

Tohéia. (A part.) Fias tard; j'en saarai davaaUge* (Elh /éloigne en chantant:

Au clair de loue , etc.

Page 1