‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 12 sur 48 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MORGIANE , ALIBABA , ZUTULBÉ.

zuTULBÉ ; accourant y fit haletante.

Notre maître î . . .

▲Li-BABA; en colère y et la repoussant pour V empêcher de

i/o/r rentrée du souterrain.

Qui te rend si hardie^ de venir mMnterrompre malgré ma défense ? Je te chasserai de chez moi.

Pardon y notre maître !

C^est ta maudite curiosité. . .

ZUTULBÉ.

Ecoutez-moi , notre maître , et vous verrez que je ne mér rite pas votre courroux , hren au contraire. Je n'ai point trouvé le derviche à sa cabane, et j^aî vu roder aux environs, des hommes de très-mauvaise mine. J'ai eu peur , et suis revenue sur mes pas ; mais pour que du moins ces voleurs n'enlèvept pas notre âne, je Vai détaché, et je vous l'amène.

MORGIANE

Chère enfant ! c'est'le Prophète qui t'a inspiré celte pensée ! Mon frère , ne me refusez pas la grâce que j'implore . SaujS doute vous ne souffrirez pas que. les restes de mon malheureux époux soient privés de-sépulture. En les recouvrant de feuiUages,nous pourrons facilement les transporter à Bagdad . Je vous en conjure , qu'il me soit permis d'aller chaque jour prier sur la tombe de l'infortuné Gassim, jusiqu'à ce que la douleur, ayant détruit le principe de ma vie , 'aille enfin le rejoindre dans les champs de l'éternité!

Je ne sais que résoudre. La fin déplorable de Gaasim prouve que ce trésor nVst point ignoré, ceinme je m^en étais flatté. Peut-être il appartient à l'une des bandes de voleurs qui infestent le désert ; dans ce cas^ nous avons tout à redouter de leur vengeance.

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