‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 13 sur 48 · M0RO1ANE · texte numérisé non relu

M0RO1ANE

Eb bien, partez. Laissez -moi seule ici. Ces brigands m^immoleront à leur ressentiment. . . Heureuse de périr de la mort de Gassim, et de penser que mon trépas deviendra le gage de votre sûreté !

Non, ma sœur, je ne commettrai pas cette insignb lâcbeté. Votre infortune eiface tous, vos torts à mes yeux.Vivez, je le veux , pour partager mon sort quelqu'il soit, pour trouver en moi un tendre frère , un consolateur^ un ami ; c'est ainsi que je sais me venger d'une offense. {AZululbé qui est allée à rentrée du souterrain et qui recule d* effroi. ) Plus tard , tu sauras tout; maintenant, hâte-toi de cueillir quelques brassées de feuilles vertes.

ZUTULBJÊ.

Oui, notre maître*

MOnoiANE.

Oh ! mon généreux, frère ! que vous me faites sentir noblement la bassesse de notre conduite !

Ua éternel silence et l'oubli du passé, voilà le seul prix que je mette à tout ce qu<>ie fais pour vous , la seule condition que je vous impose. Ne perdons pas un moment.

Il descend, appelé Zutulbé et tous deux ne tardent pas à remonter en portant le corps de Cassim couvert d^ un grand morceau d^ étoffe brune y ils vont le déposer à droite , hors de la 9U€. Morgianc est à genoux à l'entrée de la ruine»

Ali^Baba a laissé tomber son turban dans le souterrain* On le voit rtpnraitre nue tête.

sAADi^ de loin en dehors, à gauche. •

Mon oncle!

Hâtons-nouS; je croîs entendre la toîx de Saadi.

Ali ''baba et ZutuBé baissent la pierre et la recouvrent itépines. AU^baba est redescendu pour chercher son turban; maisy daris te trouble et la précipitation de cette scène, il a pris celui de Cassim au Heu du sien,

8A AOi y un peu plus près.

Mon oncle, répondez-moi !

AtI»fiABA«

Garde^-Tons en bien. . • Eloignons-noui en silence.

ISUTVSiBÉ.

Parce sentier. II est plus fréquenté , et conduit à la ville pins directement. C'est le moyen d^éyiter les rencontres fâcheuses.

MoaciANs.

Elle a raison.

Mais, notre maître ^ ce n^est pas la TOtre turtan.

MORGIANB,

Héîas c^est celui de mon malheureux époux !

Je l'aurai changé par n^garde. • . mais qu'importe ? hâtons-nous de regagner la ville. O! Mahomet! protège* nonal

Tous s* éloignent par le fond*

Page 1