SCENE X
NOURMAHAL, SAADI, HmZAGAR.
NOUBMLAHÀJU, arrivant à pas de loup, et venant à là drnte
de Saadi,
Qu'est-ce que tu veux ?
SAADI , effrayé^ et tombant à la renverse sur /e banc, ~ Moi ? )e ne vous veux rien du tout.
Au
iiiRZAGAR ^ paraissant à gauche.
Pourquoi donc as-tu appelé?
SAADI
Moîy TOUS appeler! . . le Prophète sait si j'en ai eu seulement la pensée, (à part) Appelez donc ces messieurs.
NOURMAH\L.
Que fais-tu ici ?
saadi.
Je me repose. Il me semble que la forêt appartient à tout
le monde.
HIRZAOAR.
Lève-toi.
Saadi effrayé j se lève y et obéit à tous les mouvemens que lui
' font faire les deux voleurs, saadi, à part.' Oh ! les vilaines figures !
IVOURMAHAL.
Hirzagar, qu'en dis-tu ? serait-ce lui qui . . .
SAADI
Non, je vous assure que ce n'est pas moi qui . . .
HIRZAGAR.
Il parait trop bête.
SAADI
Sans me vanter, je le suis encore plus que je ne le parais.
uirzagar, Saurais-tu, par hasard .>*. .
SAADI
Non, je ne sais rien, absolument rien.
, ptourmahal.
On dirait qu'il fait l'idiot exprès pour nous abuser.
SAADI
levons jure que je ne le fais pas exprès.
HIRZAGAR.
Il serait à propos de l'enfermer dans le souterrain , jusqu'à l'arrivée d$ Massour, Qy en dis-tu, Nourmabal ?
sAADi, n^ étant plus retenu, cherche, à gagner la droite^ mais à chaque pas qu^ il fait il découvre des voleurs ^et dit ^h part et à demi mort de frayeur :
Divin Prophète! comme en voilà!
NOURMABAL.
Bien ! c'est une mesare de prudence qui ne peut qu'être
approuvée par le Gapî laine.'
SAADi , à part.
Ils parlent du Capitaine! ah! mon dieu, jesuis tombé dans
une bande de voleurs.
Kàurmahal a fait signe à ses camarades de lever la pierre , et il descend dans le souterrain ; mais à peine a^t-ileu le temps d'arriver au bas des degrés, qiûon le voit reparaître et remonter avec beaucoup d^ empressement ; il porte le turban (PAli-haba,
NOURBiAHAL^ bos et vivemeutà Hirzagar.
Ce misérable que nous avons puni. . .
HIRZAGAR.
Eh bien ?
IVOURMAHAL.
On l'a enlevé.
HiRZAGAR , en courroux.
Est-il possible?
TOUS vont voir à Ventrée et s'écrient.
Enlevé î
rrOURMAHAL.
Je n^ai plus trouvé que cela.
Il jette le turban a terre devant S aadi,
SAADI
Par exemple ; y pensez-vous de rouler ainsi le turban de mon . • .
prouBMAHÂL^ avec une vivacité qui ne permet pas à Saadi *» définir.
Hein? {bas à Hirzagàv) Il le reconnaît.
LES TOLSUR&, désignant SaadL C'est hjî.
SAilDI.
Cerlaînemen^ cWlui.
HIRZ^CAR»
A qaî appartient ce tnrban ?
KOVRMABAL.
DiVIe nous sur l'heure*
Pourquoi toulez-yous savoir cela P est-ce pour faire Ja mal au propriétaire F eh bien ! je ne yons le dirai pas ; ]m ne suis pas forcé de vous obéir.
NouRMAHAiiy le terrossant.
Parla moi'tl
SAADf.
Divin Prophète ! c'est fait de moi.
Tous les voleurs lèvent leur cimeterre sur Saadi,