‹ Alice ou les mystères S. Ed. BulwerLyttonChapitre 49 sur 105 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

0uibu3 otio Tel magnificé, Tel moUiter, vivere copia erat ; incerta pro certis malebaot.

(Salluste.)

Lord Raby, un des plus riches et des plus magnifiques patriciens de l’Angleterre, était peut-être plus fier de ses distinctions provinciales que de l'élévation de son rang et du grand ton de sa femme. Les superbes châteaux, les immenses domaines de notre noblesse anglaise, tendent, en dépit de la liberté, de l’activité et de la grandeur commerciale de notre peuple, à conserver chez nous, plus que chez toute autre nation, les attributs de l'aristocratie normande. Dans son comté, le grand seigneur est un petit prince; sa maison est une cour; et tous les propriétaires d’alentour tirent vanité de ses domaines et de sa munificence. Ils se plaisent â parler des amusements et des fêtes du comte ou du duc, tout autant que Dangeau se plaisait aux commérages de Versailles.

Lord Raby, tout en affectant, en sa qualité de lieutenant du comté, de ne faire aucune distinction politique entre tel squire et tel autre, également hospitalier et affable vis-àvis de tous, donnait pourtant, par cette absence même d'exclusion, le ton à la politique de tout le comté; et il ralliait à son parti beaucoup de personnes, qui jadis pensaient tout différemment quant aux mérites respectifs des Whigs et des Tories. Un homme puissant ne se déprécie jamais autant que lorsqu’il montre de l’intolérance, ou qu’il affiche le droit de persécuter les gens.

c Mes tenanciers voteront absolument comme il leur plaira, > disait lord Raby; et jamais on n'avait vu un de ses vassaux voter contre son désir. R surveillait d'un œil vigilant tous les intérêts du comté, et se conciliait tous les propriétaires. Non-seulement il n'avait jamais perdu un ami, mais il maintenait en bonne intelligence un faisceau de partisans dont le nombre s'accroissait constamment.

Le collègue de Sir John Merton au parlement était un jeune

homme, lord Nelthorpe, qui ne pouvait plus dire trois mots dès qu’on lui retirait son chapeau; un habitué infatigable d'Almacks, qui non -seulement ne se faisait pas entendre au parlement, mais y était même invisible. Il n’y avait aucune probabilité qu’il fût réélu. Le comte de Mainwaring, père de lord Nelthorpe, avait été récemment élevé à la pairie; et, après lord Raby, c’était le plus riche patricien du comté. Or, bien qu’ils eussent, à peu de chose près, les mêmes opinions politiques, lord Raby haïssait lord Mainwaring. Ils étaient trop rapprochés l’un de l’autre; ils se gênaient mutuellement; ils avaient la jalousie de deux souverains limitrophes.

La pensée de se débarrasser de lord Nelthorpe ravissait lord Raby ; ce serait un coup bien sensible porté à l’influence des Mainwaring. Le parti de lord Raby cherchait donc un nouveau candidat; et l'on avait beaucoup parlé de Maltravers. Il est vrai que, lorsqu’il était au parlement, quelques années auparavant, Maltravers différait dans ses opinions politiques de lord Raby et de son parti. Mais il y avait longtemps qu’il ne s’était occupé de politique; il n’avait émis aucune opinion; il était intimement lié avec les Merton, fort actifs dans les élections; de plus on le supposait mécontent, et les hommes politiques ne croient qu’au mécontentement politique . On se répétait tout bas que Maltravers était devenu plus sage, qu’il avait changé de manière de voir. On citait, à l’appui de cette assertion, quelques remarques, plus théoriques que pratiques, qu’on lui avait entendu faire. Puis les partis s’était bien modifiés depuis que Maltravers avait quitté la scène d’action ; de nouvelles questions s’étaient présentées, tandis que les anciennes avaient cessé d’être.

Lord Raby et ses partisans pensaient que si Maltravers voulait bien s’unir à eux, nul ne pouvait faire mieux leur affaire. Les partis aiment encore mieux les nouveaux convertis que les adhérents fidèles : l’élévation d’un homme dans sa carrière date généralement du jour où il a su changer de bord au bon moment. La haute réputation de Maltravers, son rang dans sa province comme représentant de la plus ancienne famille non titrée du comté, son âge qui unissait à l’énergie de la jeunesse l’expérience de l’âge mûr, tout s’accordait, pour lui faire donner la préférence sur des hommes plus riches. Lord Raby avait témoigné au seigneur de Burleigh une courtoisie flatteuse et marquée. Il fit en sorte que

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la fête brillante qu’il allait donner parût un hommage offert à cet illustre voisin, revenu pour fixer sa demeure dans son domaine patrimonial, tandis qu’en réalité cette fête devait seconder les desseins électoraux de lord Raby, servir à présenter Mallravers au comté comme sous le patronage du marquis, et enfin étayer des projets politiques qui allaient bien plus avant que la représentation du comté.

Lord Margrawe, pendant sou séjour au presbytère de Merton, avait fait plusieurs visites à Knaresdean, et avait eu plusieurs entretiens particuliers avec le marquis. Le résultat de ces entretiens fut une étroite union de desseins et d’intêrêts entre les deux gentilshommes. Mécontent de la conduite politique du gouvernement, lord Raby l’était aussi de ce que, par suite de diverses raisons départi, un noble d’un rang inférieur au sien, et, selon lui, d’une moindre influence, avait obtenu sur lui la préférence dans une récente nomination à l’ordre des chevaliers de la Jarretière. Si Vargrave possédait un talent, c’était celui de découvrir la fibre sensible des hommes qu’il cherchait à gagner et de faire concourir les vanités des autres au service de son ambition.

Les fêtes de Knaresdean donnaient à lord Raby l’occasion de réunir chez lui les personnages les plus^importants parmi ceux qui pensaient et qui agissaient de concert avec lord Vargrave; et, dans ce secret sénat, les opérations de la session suivante devaient être sérieusement discutées et gravement arrêtées.

Le jour qui devait se terminer par le bal de Knaresdean, lord Vargrave partit avant les autres membres de la famille Merton, car il étant invité à dîner avec le marquis.

À Knaresdean, il trouva lord Saxingham et plusieurs autres diplomates, arrivés de la veille, en conférence particulière avec lord Raby. Vargrave qui brillait toujours plus dans la diplomatie des combinaisons de parti que dans l’arène du parlement, apporta sa pénétration, son énergie et sa fermeté de décision, au milieu de conseils hésitants et timides. Il resta un instant dans le salon après que la première cloche eut fait partir les autres invités.

c Mon cher lord, dit-il alors, bien que personne ne fût plus content que moi de gagner Maltravers à notre cause, je doute beaucoup que vous y réussissiez. D’une part il me semble tout à fait dégoûté de la politique et du parlement; et de l’autre, j’imagine que les bruits qu’on fait courir relativement à son changement d’opinions sont, sinon complé-

te

tement dépourvus de fondement, du moins empruntés à de fausses interprétations. De plus, à dire toute la vérité, je ne le crois pas homme à se laisser aveugler par des flatteries et attirer dans le giron d’un parti quelconque; vous verrez un beau jour votre oiseau s’envoler quand vous aurez gaspillé inutilement un baquet de sel sur sa queue.

— C’est bien possible, dit lord Raby en riant; vous le connaissez mieux que moi. Mais nous avons plusieurs choses en vue dans cette affaire : des choses trop locales pour vous intéresser. En premier lieu, nous abaisserons l’influence des Nelthorpe, rien qu’en leur montrant que nous songeons à élire un nouveau candidat; en second lieu, nous ferons naître une manifestation de sentiments qui serait impossible si nous ne possédions un centre d’attraction; troisièmement, nous éveillerons une certaine émulation parmi les autres gentilshommes du comté; et si Maltravers refusait, nous aurions d’â.utres candidats; quatrièmement enfln, en supposant que Maltravers n'ait pas changé d’opinions, nous le rendrons suspect au parti auquel il appartient véritablement, et qui deviendrait assez formidable s'il en était le chef. En somme, ce n’est là que de la tactique de comté, que naturellement vous ne devez pas trop comprendre.

— Je vois que vous avez raison. Dans tous les cas vous aurez l'occasion de présenter au comté une des plus jolies personnes qui aient jamais embelli les salons de Knaresdean, bien que ce ne soit peut-être pas à moi qu’il appartienne de le dire.

— Ah ! miss Cameronl j’ai beaucoup entendu parler de sa beauté. Vous avez du bonheur, Vargrave! A propos, devonsnous parler de cet engagement?

— Mais vraiment, mylord, c'est une chose si généralement connue maintenant, que vouloir la cacher, ce serait affecter une fausse délicatesse.

— Fort bien; je comprends.

— Que je vous ai donc retenu longtemps I mille pardons 1 Je n’ai que tout juste le temps de m’habiller. Dans quatre ou cinq mois d'ici il faudra que je me souvienne de vous laisser plus de temps pour votre toilette.

— Moi ?... comment?

— Oh ! le duc de *** ne peut vivre longtemps. Et j’ai toujours remarqué que lorsqu’un bel homme a la Jarretière, il lui faut toujours beaucoup de temps pour tirer ses bas.

— Abl ah ! ah ! que vous êtes amusant, Vargrave 1

Digili^cd by C.1OO

— Ah ! ah ! Il faut que je me sauve I »

c Plus on donnera de publicité à cet engagement, et plus il sera difficile pour Eveline de se montrer récalcitrante au moment critique, se dit tout bas Vargrave en fermant la porte. C’est ainsi que je fais tourner toutes choses à mon profit! y

Les convives étaient assemblés dans le grand salon, quand on annonça Maltravers et Cleveland, également invités au banquet. Lord Raby reçut le premier avec un empressement marqué ; et l'imposante marquise l'honora de son plus gracieux sourire. On échangea de cérémonieuses présentations avec les autres invités ; et ce ne fut qu’après avoir fait le tour du salon que Maltravers aperçut, assis tout seul, dans un coin où il s’était réfugié quand Maltravers était entré, un vieillard aux cheveux blancs... c’était lord SaxinghamI La dernière fois qu'il s’étaient rencontrés, c’était auprès du lit de mort de Florence; et le vieillard oublia, pour le moment, le titre de duc qu’il ambitionnait, et le rang de premier ministre qu’il rêvait ! Son coeur s’envola auprès de la tombe de son unique enfant ! Ils s’abordèrent et se serrèrent la main silencieusement. Vargrave, dont le regard les épiait, Vargrave dont les artifices avaient privé ce vieillard de son enfant, n’éprouva pas un remords ! Vivant toujours dans l’avenir, il semblait qu’il eût perdu la mémoire du passé. Il ne connaissait pas le regret. C’est une des conditions de l'existence des hommes qui appartiennent complètement au monde, qu'ils ne regardent jamais en arrière.

Le signal fut donné. Les invités passèrent, selon l’ordre voulu, dans la salle de banquet, pièce spacieuse et élevée, qui avait été décorée en dernier lieu par Inigo Jones, bien que le plafond massif, avec ses mascarons antiques et grotesques accusât une date bien plus ancienne, et fit contraste avec les pilastres corinthiens qui ornaient les murs et soutenaient la galerie de musique. Cette galerie était ornée de drapeaux et d’insignes guerriers. L’aigle de Napoléon, témoignage des services militaires du frère de lord Raby, officier de cavalerie qui s’était distingué à Waterloo, était placée à côté d’une bannière aux couleurs plus vives et plus brillantes, emblème de la gloire martiale de lord Raby luimème, en sa qualité de colonel des volontaires du comté de B ***.

La musique retentissait du haut de la galerie : la vaisselle plate étincelait sur la table : les ladies portaient des dia-

mants, et les gentilshommes qui en avaient portaient des i décorations. C’était une belle chose à voir que ce banquet I Il était digne d’un lord-lieutenant, dont les ancêtres avaient < fait trembler les rois quand ils ne s'étaient pas alliés à eux par des mariages. Mais il y avait peu de conversation, et »

point de galté. Quelques personnes à un bout de la table i

buvaient avec d’autres à l’autre bout; les messieurs et les 5

dames assis côte à côte échangeaient languissamment à :r

voix basse quelques rares monosyllabes. D’un côté Maltra- e

vers était flanqué par une lady je ne sais quoi, qui était un peu sourde, et qui avait une peur affreuse qu’il ne lui parl&t grec; de l’autre côté, il avait pour voisin sir John Merton, fort poli, fort cérémonieux, et causant par intervalles des • affaires du comté, d’un ton mesuré, avec la saccade parlementaire à chaque fin de phrase. 1.^

Vers la fin du dîner, sir John devint un peu plus diffus, quoique sa voix se fût abaissée jusqu’au chuchotemenU t;

« Je crains que nous n’ayons une rupture dans le cabinet avant que le parlement s’assemble.

— Vraiment?

— Oui; Vargrave et le premier ministre ne pourront s’ac- ^ corder longtemps. C’est un homme de moyens que Vargrave ! mais il n’a pas dans le pays des intérêts de fortune assez considérables en jeu pour un chef de parti.

— Tout homme met sa réputation en jeu; et si cette répu-

tation est bonne, je ne suppose pas qu’on puisse rien hasarder de mieux? -

— Hum!... oui... c’est vrai. Mais cependant quand un homme a des terres et de l'argent, ses opinions, dans un pays comme celui-ci, ont à juste titre plus de poids. Si, par exemple, Vargrave avait la fortune de lord Raby, il n’y aurait pas d’homme préférable comme chef, comme premier ministre même. Nous pourrions être sûrs alors qu’il n’aurait pas d’intérêts personnels à servir; il ne compromettrait pas

son parti. Vous comprenez? ,

— Parfaitement.

— Je ne suis pas un homme de parti, comme vous devez vous en souvenir; en effet, vous et moi nous avons souvent voté de concert sur les mêmes questions. Les actes,

et non les hommes : telle est ma maxime; mais pourtant , je n’aime pas à voir placer les gens au-dessus du rang qui leur appartient. j

— Maltravers, un verre de vin, dit lord Vargrave de Tautre |

bout de la table. Voulez-vous vous joindre à nous, sir John? >

! Sir John s’inclina.

< Vargrave est assurément un homme charmant, et un i bon orateur, reprit-il ; mais pourtant on dit qu’il est loin i d'être riche, et qu’il est même gêné. Cependant quand il ! épousera miss Gameron, cela pourra considérablement I changer la face de ses affaires, lui donner une position plus I respectable, plus considérée. Savez-vous le chiffre de la fortune de cette jeune personne ? quelque chose d’immense, t n’est-ce pas?

— Oui; je crois... je n’en sais rien.

1 — Mon frère dit que Vargrave est extrêmement aimable.

1 La jeune personne est fort belle, presque trop belle pour i qu’on en fasse sa femme; n’êtes-vous pas de cet avis? Les > beautés font très-bien dans une salle de bal ; mais elles ne conviennent pas aussi bien dans la vie domestique. Je suis i sûr que sur ce point vous êtes d’accord avec moi. J’ai entendu dire aussi que miss Gameron est un peu savante;

I mais on dit tant de méchancetés dans une société de province! On y est si malveillant! Je suis bien tenté de croire qu’elle n’est pas plus savante que la plupart des jeunes demoiselles, la pauvre enfant! Qu’en pensez-vous?

— Miss Gameron est, je crois, fort., fort instruite. Ainsi , donc VOU.S croyez que le ministère actuel ne tiendra pas?

— Je ne dis pas cela ; bien loin de là. Mais je crains qu’il n’y ait quelques changements. Gependant si les gentils- 1 hommes de province se tiennent par la main, je ne doute pas que nous ne puissions résister à la tempête. L’intérêt ; territorial, monsieur Maltravers, est le grand point d’appui de I ce pays, son ancre de salut en quelque sorte ; je suppose que lord Vargrave, qui parait, à vrai dire, avoir des idées saines,

I placera la fortune de miss Gameron en terres. Mais quoiqu’on puisse acheter un domaine, on ne peut acheter des I ancêtres, monsieur Maltravers ! Vous et moi devons en rendre grâces au ciel. A propos qu’était donc la mère de miss Gameron, lady Vargrave? Une personne de basse extraction, je le crains ; personne ne le sait.

— Je ne connais pas lady Vargrave. Votre belle-sœur en parle dans les termes les plus flatteurs. Et la fille est par elle-même une garantie suffisante des vertus de la mère.

— Oui ; d’ailleurs Vargrave n’a pas lieu, lui non plus, de tirer grande vanité de sa famille ; d’un côté du moins. >

Les dames quittèrent la salle de banquet ; les messieurs

reprirent leurs sièges. Lord Raby fit à sir John une remarque sur les alTaires politiques, et tous les convives suivirent sur-le-champ son exemple.

O II est mille fois dommage, sir John, dit lord Raby, que vous n’ayez pas un collègue plus digne de vous. Nelthorpe ne fait jamais partie d’un comité, n’est-ce pas?

— Je ne puis pas dire que ce soit un membre bien zélé ; mais il est jeune, et nous devons nous montrer indulgents à son égard,» dit sir John discrètement; car il n’avait nul désir de se défaire de son collègue ; il lui était assez agréable d’ètre le seul membre utile du comté.

< Dans un moment comme celui-ci, dit lord Raby avec solennité, il ne doit pas y avoir d’indulgence pour une négligence systématique de ses devoirs. Nous aurons une session orageuse; l’opposition n’est plus à mépriser; peutêtre une dissolution est-elle plus prochaine que nous ne le pensons : quant à Nelthorpe il ne peut être réélu.

— Pour cela j’en suis bien convaincu, dit un gros gentilhomme campagnard, dont l’influence était grande dans le comté. Non-seulement il s’est absenté le jour où l’on a discuté la grande question de la bière, mais il n’a jamais répondu à la lettre que je lui ai écrite au sujet de la Compagnie des Canaux.

— Il n’a pas répondu à votre lettre ! s’écria lord Raby, en

levant les mains et les yeux au ciel d’un air plein de stupéfaction et d'horreur. Quelle conduite! Ah! monsieur Maltravers, vous êtes l’homme qu’il nous faudrait ! »

— Écoutez, écoutez ! s’écria le gros squire.

— Écoutez ! >• répéta Vargrave ; et cette exclamation approbative fit le tour de la table.

Lord Raby se leva.

t Messieurs, dit-il, remplissez vos verres. A la santé de notre illustre voisin ! »

Toute la société applaudit, et chacun de ses membres, à tour de rèle, sourit, s’inclina, et but à la santé de Maltravers, qui, bien que pris à l’improviste, vit sur-le-champ la ligne de conduite qu’il devait suivre. Il remercia simplement et en peu de mots ; et sans relever particulièrement l’allusion de lord Raby, il dit incidemment qu’il s’était retiré de la vie politique, pour quelques années certainement, et peut-être pour toujours.

Vargrave lança à lord Raby un sourire significatif, et se h&ta de diriger la conversation vers les discussions politi-

ques. Concentré dans l’orgueilleux dédain que lui inspirait ce tiu’il considérait comme des luttes de factions se disputant des jouets et des ombres, Maltravers demeura silencieux. Et bientôt on se leva de tsd)le pour se rendre à la salle du bal.

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