Berthelot, Annales d'fv/ffiène, 1882, t. VU, p. 4i
i.V. Sérieux, Lfs Asiles de buveurs. Annales d'hijfjiène, 18'J6.
La loi veut pourvoir aussi à l'inslruclion et à l'éducation des enfants anormaux, cela, dans des établissements spécialement organisés pour eux. Jusqu'à présent, les pouvoirs publics ne s'intéressaient en France qu'aux sourdsmuets, aux aveugles, aux épilepliques, aux idiots, aux imbéciles gravement atteints. Ils laissaient complètement de côté un nombre considérable d'enfants atteints simplement de débilité ou d'instabilité mentale, mais qui sont plus ou moins réfractaires au régime éducatif ordinaire.
Si beaucoup d'entre ces débiles et instables peuvent profiter d'une instruction et d'une éducation spéciales dans des externats qu'une loi récente vient de créer pour eux', il y en a d'autres dont le nombre n'est pas encore fixé exactement et qui ont besoin d'être élevés dans des internats appropriés. Rappelons-nous, en effet, qu'il s'agit surtout des « dégénérés » dont les familles sont elles-mêmes forcément tarées. Alors que soustraire un enfant normal de sa famille constitue souvent une erreur pédagogique, c'est le plus souvent un bien que de mettre un petit amoral ou faible d'esprit à labri de l'influence paternelle ou maternelle.
La question de la fondation de ces nouveaux établissements est étudiée chez nous depuis plusieurs années par des commissions ministérielles diverses. L'organisation de ces maisons, le mode d'admission et la sélection des enfants appelés à y être élevés, la nature de l'enseignement professionnel et de l'éducation morale, l'utilisation sociale ultérieure des pupilles, sont autant de questions mises à l'étude. Mais le principe de l'assistance rationnelle et obli-