FUREURS ÉPILEPTIQUES
Rappelons-nous les neurones, ces cellules nerveuses microscopiques, sorte de corpuscules munis de prolongements extrêmement fins. Groupés dans les couches de l'écorce cérébrale en bataillons serrés, qu'on appelle des « centres », les^ uns semblent présider à notre faculté de mouvement, les autresdiriger les sens de la vue, de l'ouïe, de l'odorat, etc. . . Le haut commandement des manifestations de l'intelligence, di sentiment moral, de la décision volontaire paraît appartenir à^ ccuxd'entreeuxqui logent surle territoire frontal ducerveau.
Si je rappelle ces notions, c'est parce qu'il semble de] plus en plus que les altérations fonctionnelles des neurones jouent un rôle prépondérant dans la production de toutes les formes de l'épilepsie. Beaucoup de personnes ne con-1 naissent de cette affection du système nerveux que la crise brutale qui survient comme une explosion de dynamite : bruyamment et brusquement. Après un cri perçant, le; corps du malade tombe n'importe où et n'importe comment;] son visage injecté fait des grimaces horribles pendant que les bras et les jambes sont secoués par des contractions brusques et rapides ; l'écume sanguinolente est expulsée] entre les mâchoires qui s'entre-choquent ; puis, le corps] éreinlé reste inerte, laissant ouverts tous les réservoirs.. Cet affligeant tableau est le résultat d'une irritation dei neurones moteurs i)ar les méninges enflammées.