GeorGes D'AVENEL. Paysans el ouvriers depuis 700 ans
2, Sair-Simon. Mémoires, 111, 291,
et plus chaud... On voit que dans la culture des fruits, cette nation déployait la mème habileté qu’elle avait annoncée dans la culture des guerres. » Plus tard on s’attacha à faire produire aux arbres à l’aide d'un savant travail des variétés nouvelles de fruits, mais elles étaient réservées pour les tables opulentes. j
Le paysan a pour lui les noyers, les châtaigniers, les néfliers, les cerisiers, les pruniers, les poiriers et les pommiers, tous plus ou moins sauvages. L’habitant des villes lui abandonne dédaigneusement les cormes, fruits du cormier, car, dans l’Orléanais, dire d’une personne qu'elle a mangé des cormes, c'est dire qu’elle parle comme un rustre. La framboise était de même laissée aux écoliers et aux vilains. Par contre la fraise plus délicate était recherchée par les citadins. A des époques déjà lointaines, on se plait à nous représenter les jeunes villageoises s’employant à cueillir ce joli petit fruit qu'elles vont ensuite vendre à la ville, dans des corbeilles faites d’écorce d'arbre. Aux jours de fête tous ces fruits servaient à faire de rustiques tartes que
la ménagère cuisait dans son four.