‹ Alimentation du paysan: Sous l'ancien RégimeChapitre 18 sur 53 · Gronces p'AvENEL : Paysans el Ouvriers, p · texte numérisé non relu

Gronces p'AvENEL : Paysans el Ouvriers, p

3. À Nimes, où la consommation de la viande est présentement de 55 kilos par tête et par an, elle était tombée en 1990 à 1 kilog. 1/2 (G. d'Avexez).

4. À. More. Descriplion de l’Averron, 1, 24, Dans la haute Auvergne, on salait les vieilles vaches impropres au travail ;

dionale, il n’est pas de cultivateur qui n'ait au moins deux vaches, et souvent les manœuvriers en ont une. Ils ont aussi quelques moutons, surtout lorsque le village possède des pâturages communaux (1).

« Lesdits habitants, écrit-on en 166%, en parlant des paysans d’un village, ne font nourriture de’bestial pour n'avoir bois, pasturages, ny communs. » Il faut conclure que ceux qui en avaient se nourrissaient de bestiaux ; les communaux étaient alors plus étendus que de nos jours ; le nombre des animaux de boucherie était relativement considérable (2).

Il n'est pas rare de rencontrer des bouchers dans beaucoup de villages. Dans l’Aube ils étaient très nombreux ; des bourgs de 700 à 800 âmes, en avaient trois ou quatre,et presque tous étaient dans l’aisance (3).On accuse les bouchers des campagnes, en 1789, de profiter de la hausse, « pour survendre » (#4).

Dans d’autres provinces, l'alimentation était plus ri

après avoir été déposées dans un'saloir, elles étaient desséchées au grenier. Dans la Franche-Comté la vache salée était connue sous le nom de brési. k

1. Archives de l'Aube, G 1181. En 1790, le cinquième des villages de ce département possédait encore des communaux (Albert Babeau. La Vie rurale).

2, Un rapport fait en 1722 signale un plus grand nombre de vaches qu'il n'yena jamais eu dans certaines régions de la généralité de Paris (A. ns Botïsrisce, Mém. des Intendants, I, p. 674, 675). En 1670, on constate l'augmentation des bestiaux dans la généralité de Caen (Corresp. administr. sous Louis XIV, III, 848).

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