‹ Alimentation du paysan: Sous l'ancien RégimeChapitre 19 sur 53 · Arch. jud. de l’Aube · texte numérisé non relu

Arch. jud. de l’Aube

4, Cahiers des paroisses du Maine, 1,195.

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£ — 56 — che encore. En Normandie, sous Louis XVI, les deux tiers des paysans auraient été des < laboureurs opulents aimant à étaler à l’envi leurs germes de magnificence dans la parure et la bonne chère ; 1ls sont même devenus gourmands », ajoute-t-on (1). « La nourriture des habitants, dit un curé de l’Anjou, en parlant de son village, mème chez les moins aisés, était substantielle et abondante. Le pain dans lequel il n’entrait qu'un tiers d’orge sur deux tiers de blé était fort bon, et le cidre, plus ou moins affaibli par l’eau, ne manquait à personne. La soupe, au diner et au souper, était suivie d’un plat de viande ou d'œufs ou de légumes ; au déjeuner et à la collation, on avait toujours deux plats, beurre et fromage, puis souvent un troisième de fruits crus ou cuiis ou secs, pommes, noix, etc. Les plats étaient servisentiers, sur unetable couverte d'une nappe où chacun, muni d’assiette, de cuiller et de fourchette, mangeait suivant son idée (2). » Dans les inventaires relevés au xviri° siècle, on fait mention de fourchettes, et Les fourchettes servent surtout à manger des aliments solides, tels que la viande : « Ce qui prouve aussiqu’elle entrait dans l'alimentation ordinaire des paysans, c'est qu'un règlement de 1684 prescrit de donner aux collecteurs incarcérés pour retard dans le paiement de la taille une livre de viande, vingtonces de pain et une pinte de

vinpar jour, Orcomme on le sait, les collecteurs se re-

L. Henri Bauorinzarr, La Normandie, passé el présent, 1880, p. 92 (d’après Lepecq de la Clôture).

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