CHAPITRE I
La boisson a moins d'importance sans doute que les aliments solides pour les travailleurs agricoles. Le paysan ne buvait-il que de l’eau ? Lorsque la récolte de la vigne ou les fruits des pommiers faisaient défaut, ilétait obligé de recourir à cette boisson. Un intendant diten 1698, en parlant du Périgord: « Cette province a perdu dans les années de disette le tiers de ses habitants ; ce qui reste est réduit au seul breuvage de l’eau, qui est contraife à leur naturel. » Mais plus tard il en sera autrement : « Le vin est la boisson chérie des paysans pauvres et riches ; aussi l'ivrognerie est-elle le vice par excellence (1).» « Le vin est commun à tous en France, dit-on à la fin du xvr' siècle, aux enfants, filles, serviteurs, charretiers, et Lous autres (2). » i
Au Moyen âge déjà le vin était la boisson usuelle du