Causry : Voyage dans le Finistère, I
2, Pauz Sésizror : Lilléralure orale de la Haute-Bretagne. n. [ p. II, IV ; Contes populaires de la Haute-Brelagne, 1880, 305-3 06.
pe, : ; Pl on propose des devinettes. On se confie mutuellement le secret de ses affaires, On mange « son saoul >» des « rastons » faits sur place « en ung bon feu, de bure, œufs, farine el fourmaige ». On joue « à souffler au charbon » (petit bonhomme vit encore) ; et quelquefois on danse « à la cornemuse d’an bregier » (1).
Des lois sévères interdisent aux garçons d'entrer dans les écreignes et aux filles de les y recevoir ; ce qui n’empèche pas que les premiers ne s’y glissent, et que ces dernières ne les y reçoivent avec grand plaisir. L'auteur en attribue la cause aux couvets, sortes de chaufferettes en terre que le luxe fait pénétrer dans les écreignes : « À peine y furent-ils introduits, continue-t-il, qu'on s'aperçut que le feu qu'ils contenaient élait aussi propre à cuire qu'à chauffer ; on résolut donc de l’employer au premier usage. On se munit d'une infinité de friandises, qui furent comme les agrès du couvet : des châtaignes, des macujons, des oignons, des lopinambours. La conversation... dégénéra en propos de gourmandise : |
« — Ma commère, disait l’une, voulez-vous des châtaignes ? — Non, ma commère, j'ai des navets, — Eh bien, ma commère, donnez-moi un navet, je vous donnerai deux châtaignes. » |
« Durantces vains dialogues, le temps coule, l'ouvrage est en l'air ; le fuseau ne sert qu'à remuer ce qui cuit dans le couvet. Il s'enflamme, le feu gagne, le fil et la