‹ Alimentation du paysan: Sous l'ancien RégimeChapitre 41 sur 53 · Les guerres, les gens de loi, les commis des aides et les · texte numérisé non relu

Les guerres, les gens de loi, les commis des aides et les

usuriers des villes étaient autrefois les fléaux du paysan.

- €) » l : J | Sir ER Car depuis le matin qu’à l’œuvre il s’est rangé;

‘112 1 ET) : Sans cesse travaillant, 1 . ‘ ie S e travaillant, il n’a beu ny mangé M ni | | ; é Û | HET Tous deux au coing du champ se couchent dessus l'herbe, I 4 «et « ÿ + ui : Et pour table et buffet n’ont qu’un faisceau de gerbe, A ’ ñ ” vers pe. ‘à Là mangeant gayement leur potage et leur chair 3-$ : FN Ils boivent à l’envy… > L k \ + PANTEE des Li v . D.» À 2 NENBNEE Ayant donc ainsi pris ensemble leur repas, KR ù 4 cn ; 1 :

EN EU La femme s’en reva au logis pas à pas d ® {: ) " «

Et laisse le mary qui, courbé testenue | | Affublé seulement du ciel et de la nue,

La faucille à la main, ne cesse de couper

RU. : . Le bled, jusques à tant qu'il faille aller soupper. a 2 "Ps Phébus est lors couché... - A0 va) * y" rh f A .

rt 4 : Du champ à l’heure il part, ses outils il emporte, 1 LCA L Fr ' Fu Dies Et trouve Marion qui l'attend sur la porte : | La ; 1 RATES Se mettent à REX d'un appétit pareil. J

ne Mais après le repas pourtromper le sommeil gi

| Comptent des temps heureux de leur chaste hyménée,

Ou devisent des grains qu'ils auront cette année,

de 12 Ou de seps se courbant au poids de leurs raisins, ; QE À Sans détracter jamais de l'honneurdes voisins. ir, 7 "Ses ; À - h : | A ® Le mary plus lassé le premier se dépouille : ; 6 i Elle chiche du temps, met au flancsa quenouille pe + TANT . \ + 3 SEA Et remouillant ses doigts achève son fuseau, MES: [x Ou dévide aa rouetl un entier escheveau, 8 4À # Puis, sans faire nul bruit, près du mari se couche... | (NUE ; ; { | \»& + 4 il s ; \ RARES Le lendemain, il faut s'éveiller de bonne heure ; car RU c'est jour de fête. Marion se lève la première, allume (9e ei ax 9 : " VE :

M7, le feu, égorge un oison, le plume, et saisissant un ‘ +00 cochon de lait : | à LR € He ) 1 € AA s | Ke v Ve. À Eu \ ‘ MY . i |] + CE 7 t

moe Elle le prend, le tue, et le pèle et l’'embroche

Et le fait compagnon del’oyson à la broche

Elle y ajoute un chapon, que son mari tue d’un coup de bâton sur le toit où il s’est réfugié.

Mais le mari Colin observe qu'il'ne faut pas passer. Le matin d’un tel jour sans avoir oui messe.

Il tire donc

Du coing de son estable un cheval ou jument, Le bride, etfaist servir son paletoc de housse, Monte léger dessus, et prend sa femme en trousse.

Le cheval talonné commence à galoper.

La messe terminée, on revient à la maison ; la bande

des amis et déjà arrivée. Colin s'excuse sur le curé : Notre curé est long il s’en faut àluy prendre Puis convie ses hôtes à se mettre à table.

A la peau du cochon la brigade s’empoigne...

Le diner se passe à causer et à rire...

Mais à la fin, on se plaint des malheurs du temps et

des maux de la guerre.

Faut-il que nous soyons encore en danger

De voir nos champs couverts de soldats estrangers.

Le paysan de l’ancien régime vit au milieu de ses

instruments de travail, de ses bestiaux, et de ses

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