‹ Alimentation du paysan: Sous l'ancien RégimeChapitre 49 sur 53 · Journal de l'avocat Barbier, HI, 181, (Bonvemère · texte numérisé non relu

Journal de l'avocat Barbier, HI, 181, (Bonvemère

3, D’ArGexsox, 4 octobre 1749, 12 septembre, 28 octobre 1750, 16 juin, 22 décembre 1751, etc.

dent tout pour le quart de ce qu'il vaut, et les frais surpassentla taille. > —«On compte que par an le quart des journées des journaliers va aux corvées, Où il faut qu'ils se nourrissent et de quoi ? Je vois les pauvres gens y périr de misère, »

Malgré toutes les calamités possibles et imaginables qui tombent sur le pauvre manant, le roi augmente le nombre des sangsues attachées aux flanes de son malheurèux peuple. Il y avait quarante fermiers généraux en septembre 1755, on élève leur nombre à soixante. En 1756, en août, on augmente tous les impôts, tailles, droits, octroi (1) .»

On a affaire à un peuple soumis et bon, qui a presque un culte pour l'autorité, déteste la rébellion, ret qui dans son extrème détresse, après de touchants et vains appels à son Dieu, s’écrie encore : « Ah ! si le roi savait !... » Mais le roi ne sait oune comprend rien, sinon que le déficit s'aggrave et qu’il faut le combler. La machine fiscale continue sa fonction d’apprauvrissement et les classes agricoles, dénuées de tout moyen de résistance, crient, gémissent, mais restent dans l’engrenage qui les broie.

En février 1760, Louis XV le Bien-Aimé envoie au Parlement de nouveaux édits, à enregistrer, pour la création de nouveaux impôts : « Le tout sans délibérer,

attendu les besoins pressants (2). »

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