Bonnemère : Histoire des paysans, Il, p
res tronale et dans certains districts bretons, l’on ne put établir en l’an II la taxe du blé, parce que cette céréale n'y avait jamais été cultivée. ,
Les chiens de la grande vénerie étaient nourris de pain de froment du temps de Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV (1). On sait que le grand roi aimait donner lui-mème à manger à ses chiens ; en vain ses
sujets moins heureux mangeaient, dans leurs bons jours, du pain d'orge et d'avoine, avec son, balle et tout, bourre et balliers (2), sesroyales mains pouvaientelles rompre autre chose que du pain de froment pour les compagnons de ses plaisirs cynégétiques (3) ?
Le pain de seigle, d'avoine, d'orge et de farine mêlée de son était dans certaines provinces lourd et gluant, mais en général la ménagère y mettait ses soins et plus d’un citadin qui vint en goûter, fut disposécomme J.-J. Rousseau à trouver bon le pain bisfait avec le blé recueilli par le paysan.
Le pain pouvait être bon, quand il était frais, mais au bout de peu de temps il se desséchait, il devenait résistant et dur comme du biscuit de mer. Dans le
Dauphiné on le faisait cuire deux fois par an, et il se