VINCENT, ALINE, OCTAVE
VINCENTj se tournant vers la porte et parlant à la cantonade.
Vous avez vu, Messieurs?... Gardez bien cette porte.
Faisant un pas vers la fenêtre qui est restée ouverte, et parlant à des gens du dehors.
Vous, si quelqu'un veut fuir... feu!
11 referme la fenêtre.
ALINE
Ciel!
OCTAVE
Quoi donc !
VINCENT
Mais rien.
A Octave, en montrant sous le revers de son habit la crosse d'un pistolet.
— Monsieur, j'aurais le droit de vous tuer comme un chien. En d'autres temps j'aurais fait moi-même justice, Mais au devoir encor je fais ce sacrifice. On se doit au pays à l'heure du danger. Et je laisse à la loi le soin de me venger.
ALINE
La loir*
ALINE
OCTAVE
Voudrait-il doncr*
VINCENT
Oui, la loi qui délie La chaîne des époux par l'un d'eux avilie, Et, brisant à jamais un lien trop étroit, Met aux mains du mari l'inexorable droit De chasser de son toit — à moins qu'il ne la tue, La femme qui le souille et qui s'y prostitue.
ALINE
Vous êtes fou !
OCTAVE , à part.
Mon Dieu !
Pas tant qu'on le voudrait Trêve de comédie.,, écoutez votre arrêt. Le fait est avéré.
ALINE
Vincent, mais je te jure...
OCTAVE, à part.
J'ai compris.