Ci-après, p
2. Voyez sur cette partie du poëme M. Jonckbloet. Guillaume d’Orange, t. Il, p. 105-116. Dans le texte du récit publié par M. Jonckbloet, le chef sarrasin qui raccourcit le nez de Guillaume s’appelle Corsolt et non Isoré de Monbrant, d’où l’on pounait conclure à l’existence de deux versions différentes de la même histoire.
Préface. xxvij
Kt CharUmaine ot vU trespassie,
U il tenoient tôt chil de la contrée,
De toi fust France toute desiretée,
Ja la corone ne fust à toi donie,
Quant je soffri por vos si grant mellie,
Ke, maugri aus, fa en ton cief posée La grans corone ki d’or est esmerée.
Tant me doutèrent n’osa estre véée (i).
N’y a-t-il pas grande apparence qu’à l’époque où l’âuteur à’ Aliscans faisait ainsi parler son héros le Couronnement Looys était déjà un poëme populaire
En se laissant aller sur cette pente, on irait loin. On arriverait à croire qoeles Enfances Guillaume, que la Prise d’Orange, sont aussi des poëmes antérieurs à VAliscans, puisque dans ce dernier on trouve Guillaume en possession d’Orange, dont il est comte ; puisqu’il y figure aussi comme époux de Guibourc , qu’il a ravie à un chef sarrasin du nom de Thibaut.
a Guillaumes a le roi Tiebaut houni,
« Quant dame Orable sa feme U toli a Et de sa terre trestot le dessaisi (i). »
Ainsi parlent les Arabes dans notre chanson, et dès le début , sans que l’auteur, qui a déjà nommé Guibourc (?), ait pris le -soin d’informer ses auditeurs qu’elle est l’épouse de Guillaume et qu’Orable et Guibourc sont une seule et même personne. Donc encore il suppose bien connus