‹ AliscansChapitre 6 sur 33 · XII · texte numérisé non relu

XII

la première commandée par l’émir Desramé , l’Abderame de nos anciens chroniqueurs , cet Abd-Alrahman si célèbre par son invasion en France, où il vint trouver la mort; la seconde, obéissant au comte Guillaume , ce héros que notre poëte met en scène en le désignant seulement par son nom, et que nous allons faire mieux connaître en rappelant brièvement quelques souvenirs de son rôle historique ou légendaire.

Et d’abord, que dit de lui l’auteur de la chanson? Il ne lui maintient pas partout, dans le cours du récit, le nom sous lequel il l’annonce. Le comte Guillaume, comme il l’appelle au début, devient plus loin le comte d’Orange ('), le marquis Guillaume (2), ou simplement le marquis (3). A ce nom, à ces titres s’ajoutent des surnoms : c’est Guillaume au court nez (4), puis le marquis Fierebrace, ou Guillaume le marquis au court nez (iV Guillaume le marquis Fierebrace (6). Le dernier de ces surnoms, quoique plus honorable, a été de tout temps moins en usage que le premier, et aujourd’hui encore le comte d’Orange pourrait dire :

Jo ai à non Guillames au cort nés.

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