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Le* yeux du comte étaient tournés vers celle fenêtre, et il demeurait immobile, le corps en arrière, les bras tombants, la bouche béante...
C'était comme s’il eût aperçu tout à coup* quelque effrayante vision.
E', en effet, dans l'ouverture des châssis entrebâillés, il avait vu s’encadrer une figure attentive et curieuse, la figure du nain Bosco.
Ç'avait été l’affaire d’un instant.
Au premier regard de M. de Bryant, la vision avait disparu.
Le nain s’était enfui.
Le comte resta durant une seconde comme atterré; puis scs poings se fermèrent et il y eut du sang daus ses yeux.
Il s’élança d'un bond sur la terrasse.
Le nain n’avait pas encore tourné l’angle du pignon, parce que la terreur paralysait ses petites jambes.
Le comte se précipita vers lui en poussant un rugissement sauvage; sa tête biûlait.
Il était fou.
Arrivé au bout de la terrasse, Bosco, éperdu et ne sachant plus ce qu’il faisait, était monté sur la balustrade.
Le comte avançait toujours.
Le nain se mit à genoux.
— Pitié 1... dit-il d’une voix plaintive, je ne sais pas ce que j’ai vu!...
Le comte fit encore un pas et leva sa main crispée, pour saisir l’enfant aux cheveux.
— Pitié!... répéta Bosco qui voulut se reculer.
Le marbre manqua sous scs genoux; M. de Bryant le vit disparaître dans la nuit.
La pierre de la terrasse inférieure rendit un bruit sourd auquel succéda un gémissement, un seul...
Les cheveux du comte se dressèrent sur sa tête; il n’osa pas se pencher au-dessus de la balustrade pour voir le cadavre du malheureux enfant.
11 rentra dans le corridor par une fenêtre, et s’enfuit jusqu'à sa chambre, où il tomba épuisé sur le parquet.
ÀLIZI.V PAULI