XXVII. — DERNIÈRE ENTREVUE
Le pauvre Bosco avait raison : il n'y avait plus au beau ■ château de Villers ni joie, ni sourire; le malheur avait passé par là.
Contre leurs habitudes, le comte Hector et sa femme avaient laissé venir les plus durs mois d’hiver sans songer à revoir Paris, — Paris où la comtesse Clolilde avait de si charmants triomphes; — Paris, la ville débonnaire et courtoise, où les talents problématiques de M. de Bryant trouvaient tant et de si sincères admirateurs!
Il n’y avait plus de fleurs dans les grandes corbeilles du jardin ; les tilleuls montraient leurs branches contournées et noires. — Dans le parc, la dernière feuille était tombée; — et dcià, deux ou trois fois, le givre qui brillait aux vitres des
croisses avait laissé voir, en se fondant, le mont Saint-Michel couvert d'un blanc manteau de neige.
Et pourtant, la famille de Bryant restait en -Normandie ; Paris avait beau jeter à la province, par les cent voix de la presse, l’écho enflé de ses plaisirs.
On ne voulait rien entendre; le château de Villers était muet et sourd...
C’était une froide matinée de décembre, — une voiture lourde et massive, attelée d.* deux vieux chevaux, tourna l’angle de la grande route et prit l’avenue de Villers-Bryant.
Deux gendarmes à cheval l’escortaient.
La voiture monta, au pas, l'avenue et vint s’arrêter devant cette grille dorée où nous avons vu, naguère, les hôtes du château prendre congé de leurs nobles amphitryons.
Entre ce brillant départ et cette pauvre arrivée, il y avait plein contraste. — C’était par une belle soirée d’automne que les adieux s'étaient échangés gaiement. Le soleil se couchait dans son lit de pourpre, et teignait de reflets roses les hautes murailles du château. Chaque degré de la terrasse avait son vase de fleurs, et l’automne, réchauffant les tons du feuillage, donnait à chaque arbre l'apparence d’un bouquet épanoui.
Les équipages, rangés à la file, étincelaient; les fiers chevaux piafTaient en mordant les mors...
Aujourd’hui, le soleil matinier se cachait derrière les nuages; il n'y avait plus ni feuilles ni fleurs, et au lieu des voitures armoriées, c’était une pauvre carriole en cuir terne et mal tendu qui s’arrêtait devant la grille.
La grille s’ouvrit, mademoiselle Pauli mit pied à terre, soutenue par un empoyé de la prison d'Avranches.
Tandis qu'elle montait les marches du perron, les domestiques de Villers s’étaient rassemblés dans le vestibule,’ pour' la voir entrer. Depuis une heure, on l’attendait en glo-' sant et en raillant. — Mais quand elle passa, soutenue par l’homme de la prison, la valetaille impitoyable écarta ses rangs silencieusement. Personne ne songeait plus à se moquer, et pas une parole ne fut prononcée.
Alizia était si changée et si pâle!
Après sou entrée, une demi-heure s’écoula, pendant laquelle une tristesse plus morne sembla peser sur le château.
L’homme de la prison et les deux gendarmes déjeunaient à l’office, entourés par les domestiques muets.
— C'est pas l'embarras, disait l'homme de la prison la bouche pleine; —d’Avranches jusqu’ici, j’ai cru deux ou trois fois qu'elle allait passer dans la voiture.
Passer veut dire mourir...
La comtesse était retirée dans sa chambre. — Depuis vieux mois, elle n’avait guère quitté le lit.
Elle pleurait bien souvent. Elle avait supplié plus d’une fois son mari de retirer la plainte portée contre Alizia. — Ce malheur si cruel qui pesait sur son ancienne amie semblait lui causer non-seulement de la peine, mais une sorte de remords.
M. de Bryant avait cru devoir lui défendre toute manifestation trop charitable ou miséricordieuse : elle n’avait point visité Alizia dans sa prison.
Selon M. de Bryant, il ne fallait point de faiblesse, et le crime devait avoir son châtiment complet.
Clolilde ne résistait point; c’était un faible cœur. — Elle priait Dieu pour Alizia innocente ou coupable.
Et parfois, tant les reproches de sa conscience étaient amers, elle cherchait à la croire coupable; — mais elle ne pouvait pas.
La salle, à manger ne servait plus guère qu’aux récréations de Berlhe et de Marie. Les deux petites filles étaient assises l’une auprès de l’autre, tristes et les yeux rouges; elles ne jouaient point. — Par la croisée, elles avaient vu tout à l'heure Alizia Pauli, leur chère petite maman, — monter les degrés du perron. La servante qui était préposée maintenant à leur garde s’était mise entre elles et la porte.
Elles n’avaient pas pu aller à la rencontre de leur bonne amie, ni se jeter à son cou, heureuses de ce retour si ardemment espéré.
Car on n’avait point dit, bien entendu, aux petites filles le motif véritable de l’absence d'Alizia. De jour en jour, elles h demandaient à leur père, à leur mère, à tout ce qui les entourait.
Et toujours on leur répondait :
— Elle reviendra.
Elle était enfin revenue; et comme les petits cœurs de Berlhe et de Marie avaient battu doucement à son aspect!
Mais pourquoi cette défense de la voir, de lui parler, de l’embrasser, elle qui était aimée comme une mère?
Seules dans tout ce grand château, protégées qu’elles e’taient par leur ignorance, Berlhe et Marie auraient pu être joyeuses; mais elles pleuraient.
On avait mené Alizia dans son ancienne chambre; son gardien l’avait quittée pour se rendre à l'office.
Alizia resta seule durant un grand quart d’heure.
Ce qu'elle éprouva en revoyant tous ces objets connus, cette chambre où elle avait été presque heureuse, nous n’essayerons point de le décrire.
Rien n’avait été dérangé; elle retrouvait là le petit secrétaire où elle avait caché si longtemps sa souffrance et sou bonheur, — son lit entouré de rideaux blancs, — le piano dont les touches ne savaient qu'un chant : la valse aimée de Weber, — et derrière les carreaux de la croisée, rendus opaques par le givre, la silhouette confuse du télescope, qui était toujours à la môme place. '
Alizia s’était assise en entrant, épuisée de fatigue. — Un domestique était venu allumer du feu dans la cheminée, car la chambre était bien humide et bien froide. Quand le domestique fut parti, Alizia resta seule durant dix minutes environ.
— Puis la porte s’ouvrit de nouveau, et le comte Hector de Bryant parut.
La physionomie d’Alizia, immobile et morne, n’exprima ni surprise ni colère.
Le comte entra d’un air timide; il s’avança jusqu’à la cheminée et s’accouda sur la tablette de marbre.
Son regard, qui était fixé sur Alizia, s’imprégnait de tristesse et de pitié tendre.
Il resta longtemps avant de prendre la parole.
— Comme vous voilà changée!... dit-il d’une voix émue;
— oh! Alizia, pourquoi n'avez-vous pas voulu être heureuse!...
On eût dit que mademoiselle Pauli ne l’entendait point.
; Lecomte la regardait toujours. — C’était la première fois qu’il la revoyait depuis cette nuit où il avait soulevé mystérieusement le couvercle de la malle. — Il était sincèrement effrayé du changement funeste que ces deux mois avaient opéré chez mademoiselle Pauli.
Car les événements, il faut bien le dire, avaient marché malgré lui. C’était l’homme des demi-mesures : s’il avait pu prévoir toutes les conséquences de son acte, il n’aurait point
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osé. — Il n’y avait en lui ni ce qu’il faut de courage ni ce qu’il faut de méchanceté passionnée pour commettre le crime.
Tendre des pièges, nuire par la fraude, lier les jambes et les bras d'une pauvre fille pour l’attaquer ensuite sans défense, c’était là le fait de M. le comte ; il n’avait cru ne provoquer qu’un scandale intime en quelque sorte, et dont les échos ne dépasseraient point les murailles de son parc.
Il avait cru tout bonnement, dans le naïf calcul de sa diplomatie, se rendre maître de la situation et pouvoir dire à mademoiselle Pauli révoltée :
— Vous voyez bien que je suis le plus fort... Je tiens entre mes mains votre vie et votre honneur... Dites un mot et je me tais... mais si vous me repoussez, prenez garde!
Et quelle arme il avait entre les mains!...
Nous ne saurions trop le répéter, ces gens habiles, ces Machiavels de salons, se trompent autant et plus que le commun des mortels. Pour raisonner juste, il faut marcher droit; et, tandis que les prétendus diplomates de famille se creusent •la cervelle à ruminer de bonnes petites infamies, ils tombent toujours dans quelque trou , comme l’astrologue de la fable, qui était du moins un honnête homme.
Le comte s’était dit : — Quand Clotilde découvrira le vol, elle me fera appeler; j’agirai avec prudence; je m’arrangerai pour découvrir le coupable à huis clos, et ce sera un secret entre Clotilde, Alizia et moi.
Mais la comtesse, en ne voyant plus à son cou l’image chérie de son père, n’avait eu garde de soupçonner Alizia. Elle avait sonné sa femme de chambre, et, dix minutes après, tout le château était au fait de l’aventure.
M. le comte, dans cette conjoncture difficile, ne se trouvait pas entièrement au dépourvu, car il avait pris ses précautions à tout hasard, et nous n’avons pas oublié cette petite comédie, jouée dans l’antichambre de sa femme; le prétendu sommeil de Mariette, la Normande, et la visite apocryphe de mademoiselle Pauli chez la comtesse endormie.
Ces précautions, du moins, devaient porter leurs fruits; Alizia était bel et bien perdue, et nul soupçon ne pouvait rejaillir jusqu’à M. le comte.
Il n’y avait que ce Bosco, mais le moyen de s’inquiéter à ce sujet! Bosco était une si misérable créature! à supposer
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qu'il ne fût point allé mourir dans quelque trou, de quel poids pourrait être son témoignage?
Tout doucement, et sans trop le vouloir, M. le comte, traître de comédie bourgeoise, se trouvait jouer un rôle tragique dans un drame où il y avait du sang et bien des larmes.
Ma foi, les circonstances le poussaient; il n’était plus possible de reculer. — Éiait-ce sa faute, après tout, si le hasard tournait ainsi les choses? — M le comte prit son parti en brave, d'autant plus aisément qu’il n’avait à redouter aucun danger personnel.
Tout retombait sur autrui.
Et parfois, lorsqu’il était seul dans son cabinet, malgré la nuance de tristesse que tous ces événements malheui eux jetaient parmi sa rêverie, il se surprenait à rire dans sa barbe et à se frotter les mains, à la pensée de son habileté suprême.
Quelle armure à l’épreuve de la diplomatie!
Une fois mademoiselle Pauli incarcérée, ce qui fut fait sur ses propres diligences, il attaqua rondement la situation. Malgré les prières de sa femme, il se porta partie civile, pour ne laisser nul prétexte à la médisance.
Seulement il gui dait par-devi rs lui son idée.
11 était riche; — le cas échéant, Alizia pourrait encore être sauvée.
On ne saurait trop dire s’il n’y avait pas quelque chose de réel dans l’émotion profonde qui se montrait sur son visage, à ce moment où il revoyait mademoiselle Pauli après deux mois d’absence. — Il l’aimait, en définitive, comme il n’avait jamais aimé personne, et, si cette passion d'un homme sans cœur est malaisée à déünir ou à comprendre, il faut du moins l’admettre possible, puisque l’expérience nous en fournit mille exemples.
Il aimait Alizia; s’il l’avait perdue, c’était pour vaincre sa résistance. 11 s’était dit, depuis le commencement de cette guerre lâche et honteuse : — Le jour où elle me cédera, je saurai bien la récompenser de tout ce qu’elle a souffert.
Mais, de même qu'il n’avait point su mesurer les résultats directs du premier coup porté, de même il n’avait point prévu jusqu’où irait le martyre de sa victime.
Était-ce bien Alizia qu’il revoyait? Alizia, naguère encore
si éblouissante de force eL de jeunesse ! Était-ce bien cette pauvre créature brisée et mourante?
11 sentit remuer en lui une fibre inconnue; il eut pitié.
Mais, en cet homme, l’émotion était stérile et ne pouvait point porter de fruits.
Quand, par impossible, le sentiment humain s’éveillait pour produire un premier mouvement honnête ou charitable, la réflexion venait bien vite, semblable à la Harpie antique, qui savait gâter jusqu’au nectar des dieux.
La sensibilité est bonne pour les sots; ce n’est pas avec l’émotion qu’on parvient à son but et qu’on fait ses affaires.
— Mon Dieu, reprit-il après un silence et d’une voix qui tremblait encore légèrement ; je vous vois, mademoiselle, je suis là, tout près de vous, et je me demande si je rêve !
Alizia releva enfin sur lui ses yeux éteints et agrandis par la maigreur de ses joues.
— Vous devez être ûer de votre ouvrage, monsieur! ditelle avec effort. — Mon ouvrage?... répéta le comte vivement.
Puis il se reprit, et ses deux mains pressèrent son front.
— Mais pourquoi feindre?... s’écria- t-il; je vous aime trop pour mentir, Alizia... c’est- vrai, c'est bien vrai! Souvenezvous, ajouta-t-il en joignant ses mains avec une sorte de désespoir : Souvenez- vous!... je vous l’avais dit, car je ne vous ai jamais trompée... je vous avais dit : « Mon amour est de ceux qui brisent tous les obstacles. Entre ma passion que je ne puis vaincre et votre résistance, c’est un duel sans merci...» Hélas! en ce moment où mon cœur saigne à vous voir si malheureuse, je vous le dis encore , Alizia : c'est un combat à outrance où nous mourrons tous deux!
Alizia eut un sourire triste et fier.
— Aujourd'hui comme autrefois, je suis prête, monsieur, dit-elle; et regardez-moi bien : la mort dont vous parlez, elle est là, tout près de moi... Voyez si je tremble?
Le comte se couvrit le visage et l’on entendit un sanglot sortir de sa poitrine.
— Hélas! hélas! murmura-t-il, je n’ai pas pu la sauver!...
11 fit un pas vers Alizia et reprit :
— Écoutez-moi, mademoiselle, par pitié pour moi, par pitié pour vous! — Et la comtesse Clotilde, voire femme!.., dit Alizia qui semblait se ranimer pour un instant; votre
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femme qui vous aime, parce qu’elle ne vous connaît pas... votre femme qui vous a racheté le château de vos pères, qui vous a fait riche et heureux, monsieur le comte... Il n’y a donc ici que moi pour avoir pitié d’elle?
Le comte s’était reculé d’un brusque mouvement; un éclair de rancune avait brillé dans son regard.
Mais il se contint encore.
— Clotilde !... murmura t-il d’un accent contrit et plaintif; croyez-vous donc que ma conscience ne me dit rien, mademoiselle!... Hélas! dans ces nuits d’insomnie que vous ma faites, je pleure bien souvent, moi aussi, quoique je sois un homme... et ce sont des larmes de sang que je pleure! J’ai lutté, j'ai combattu... Est-ce ma faute, si Dieu est impitoyable? Pourquoi résister à sa destinée?... mon sort est de vous aimer; mon sort est de souffrir ou d'être heureux à vos genoux... si vous vouliez...
Il s’interrompit pour interroger Alizia du regard.
' Alizia s'étiiit affaissée de nouveau sur elle-même. L’incarnat fugitif qui avait coloré un instant sa joue ne laissait derrière lui qu’une pâleur plus mate.
Le comte prit le courage de s'approcher.
— Si vous vouliez, poursuivit-il en se penchant au-dessus d’ Alizia; tout le mal que je vous ai fait pourrait être réparé... Si vous vouliez!... oh! vous êtes si jeune!... quelques jours de bonheur vous rendraient votre radieuse beauté... Moi, je serais là, près de vous, guettant votre premier sourire... Mon Dieu! ne serait-ce point la joie du ciel que de vous voir revivre peu à peu et refleurir comme un beau lis à qui manquait la goutte de rosée?... Oh ! je vous en prie, Alizia, laissez-moi détruire ma tâche maudite, laissez-moi vous rendre en félicité tout ce que je vous ai donné de misère !
Alizia ne répondait plus; elle baissait les yeux et ses mains s'étaient croisées sur sa poitrine.
Le comte interprétait ce silence en faveur de sa cause, — C’était peut-être de l’hésitation; allait-il vaincre, enfin?...
Il se mit à genoux.
— Alizia, dit-il encore, ma belle Alizia!... écoutez-moi et jugez de mon amour!... D’autres essayeraient peut-être de vous tromper en vous disant : Je vous sauverai... Moi seul vous accusais, je retirerai mon accusation... je me mettrai entre vous et la justice... mais ce serait un mensonge, mon Alizia
chérie... La justice ne veut pas qu’on lui reprenne sa proie... je ne puis rien auprès de vos juges...
Mais, si je reste impuissant devant la loi, reprit-il en relevant la tête, les hommes sont faibles, et j’ai de l’or. Oh! j’y ai bien pensé!... Je savais qu’ils vous amèneraient dans ce château... Nous n’avez qu’un mot à dire, et vous êtes libre !
Alizia était comme une statue. A peine sa respiration faisait elle battre son sein.
— Vous ne répondez pas?... reprit le comte; peut-être ne me comprenez- vous pas?... Je suis chez moi; ici, tout m’obéit... Derrière la petite porte du jardin une chaise de poste est attelée... je suis prêt à sacrifier pour vous mon rang, mes titres, ma patrie... Nous fui ions ensemble; je changerai de nom, nous irons loin, si loin que le danger ne pourra plus vous atteindre!... Et vous m’aimerez peut-être alors, Alizia, car je n’aurai plus rien pour payer votre amour 1
Un bruit de voix se fit entendre, au dehors, sous les fenêtres.
Le comte voulut prendre la main d’Àlizia.
Celle-ci étendit son doigt vers la porte.
— J’aime mieux mourir!... dit-elle.
Le comte se releva, les sourcils froncés.
— Vous me haïssez donc bien?... murmura-t-il en tâchant de garder sa voix hypocrite et soumise.
— Non... répliqua mademoiselle Pauli d’un accent morne et froid; ce n’est pas de la haine.
Elle prêta l’oreille. — Les voix de la cour montaient, plus distinctes.
— C’est donc du mépris?... murmura le comte qui tâcha
de sourire. — Écoutez!... dit Alizia au lieu de répondre; quand j’entends cette voix-là, je suis forte 1 il me semble que Dieu ne m’a pas abandonnée et que j’ai un protecteur sur la terre... ,
Le comte s’élança vers la fenêtre; il vit, en bas, son avocat l Gédéon Ricard et le juge d’instruction Martial Aubert.
Toute trace d’émotion avait disparu de son visage lorsqu’il revint auprès d’Alizia.
— Que votre volonté soit faite, mademoiselle l.« dit-il en s’inclinant.
Alizia avait les yeux au ciel. x
— Vous avez pu me tuer... murmura-t-elle; mais il aura mon dernier soupir!