‹ Allan Caméron, roman inédit. Par Sir Walter-Scott. Tome premierChapitre 57 sur 58 · CO8 ALLAN CAMÉRON · texte numérisé non relu

CO8 ALLAN CAMÉRON

tirés. Mais je les vois de ma fenêtre, et je puis vous

assurer qu’ils ne se servent de leurs couteaux que

| | pour puiser au fond des marmites les quartiers de

LE mouton bouilli dont le chef du clan les régale.

| fl | A! Chaque jour, il nous arrive d'anciens exiles mon- | 1F \i tagnards. Les uns reviennent de la Hollande, les au- |

tres d'Espagne, le plus grand nombre de la France. | Ils nous racontent ce qu'ils ont vu en traversant }: l'Angleterre, où il parait qu'on est aussi fou qu’en ji Li Ecosse. Ils nous diront plus tard ce qu’ils ont souf- | \ fert loin du pays; pour le moment, ils l'ont oublié. | " Nous attendons Allan à toute heure. Nous igno- | | | rons encore ce qu’il est devenu. Il est bien étonnant |! qu'il ne nous ait pas donné de ses nouvelles. Depuis | le retour de notre monarque bien-aimé, nous allons chaque matin sur la route de Stirling, mais nous rentrons toujours en même nombre, c’est-à-dire sans | ramener celui que nous attendons. Vous compren- | | drez, ma chère amie, combien ces promenades doi- | vent m'être agréables, quand vous saurez que je n’entends pas un mot d’écossais, et que la vieille madame Mac-Connuill, à qui j'offre mon bras, ne sait pas parler d’autre langue.

\ Sans adieu, Madame; j'espère que nous nous re-

Je | L verrons bientôt.

11 Votre très humble et très respectueux servi- 1, rh teur, Joan Ramsay. |

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