‹ Allan, le jeune déporté `a Botany BayChapitre 32 sur 36 · B AU · texte numérisé non relu

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Plus ii approchait de l'habitation, plus lui vouaient , vifs et inquiets , le désh' et l'espoir de reti'ouver une lettre de 31eredith et de sa mère. Il avait fait , en allant , le chemin à petites journées ; mais son retour était rapide , agité , sans repos, aussi ne tarda-t-il point à revoir la rivière, et un matin il aperçut les murs de l'habitation,

— Que renferment-ils ? se disait-il en les regardant.

Son cœur battait à mesure qu'il en venait plus près, et en même temps s'en allait son espoii'; car il était convaincu que 31. Griffith , s'il avait une bonne nouvelle, accom'rait la lui apporter dès qu'il le verrait dans la campagne , mais les arbres pouvaient l'en empêcher, peut-être étaitil hors de la maison.

Tout en désespérant , il tâchait d'espérer encore.

Bali-Bah fut le premier, comme on le pense, à courir à la porte de l'habitation : il voulait apporter à son maître la lettre qu'il attendait avec t?nt d'impatieiK e. Il est si doux d'être le messa-

ger d'une bonne nouvelle ! Allan coniptaii bien que Bali-Bali reparaîtrait, | la figure souriante; mais quand il ne le vit pas revenir à lui , il s'attrista.

Au moment où il mettait le pied sur la porte d'entrée , .M. Griffith venait au-devant de lui et l'embrassait cordialement.

— Rien ? ce fut la seconde parole que prononça le pauvre Allan.

— Rien , répondit M. Griffith.

Que l'on se rappelle cette nuit d'angoisse de 31. et de madame Madock , où Allan , pour la première fois , ne revint pas , et quel fut leur morne abattement quand , h leur retour , après l'avoir cherché vainement , après avoir espéré qu'il serait rentré pendtnt leur absence , ils retrouvèrent la salle vide comme quand ils l'avaient quittée dans le désespoir. Allan fut frappé du même coup , car tout était alors à ses yeux d'un vide effrayant, et de sinisr très pensées l'assaillirent.

— Je vais sur-le-champ à Porl-Jackson , s'écria- 1- il.

11 était épuisé de fatigue ; mais rien ne pou-

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vait le retenu' , et après avoir pris seulement le temps nécessaire pour planter la bruyère qu'il avait si précieusement rapportée, dans le lieu le plus frais qu'il put trouver , il s'élança sur un cheval qu'il dirigea au galop vers la ville.

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