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criu qu'un \ entassez fort propageait rapideriK^nt l'incendie. •
Ce n'était point un si redoutable fléau , mais bien le salut qui descendait sur le nouveau Lanberis.
Le combat était suspendu dans la cour , car les volem's eux-mêmes avaient été terrifiés par cette clarté soudaine.
Us avaient raison : leur coup était manqué. IXous avons vu Bali-Bali partir à la hâte , et nous n'étions pas sans inquiétude sm' son sort. L'intelligent enfant avait grimpé sur un arbre , de là sauté sur un mur , l'avait franchi , puis il s'était trouvé dans un sentier détourné qu'il connaissait. Avec toute la vitesse du cerf, il avait couru vers le campement des soldats ; rien ne l'arrêtait : terrains bouleversés par les défricheurs , taillis , broussailles épaisses , il franchit tout comme le vent rapide. Il voulait sauver l'habitation.
Anivé au camp des soldats , il trouva la sentinelle à moitié endormie , et ce n'est que difficilement qu'il lui fit comprendre rc qui se passait au nouveau Lanberis. Tout aussitôt l'alerte fut
donnée , quinze soldats prirent , les uns des armes, les autres des torches, et se mirent on chemin sous la conduite de Bali-Bali.
Il courait si vite , qu'ils ne pouvaient le suivre ; et quels trcssaillemens d'impatience il éprouvait en les attendant, quand surtout les bruits du combat purent arriver jusqu'à lui !
Cette lueur soudaine avait annoncé l'entrée des soldats sur l'habitation , elle fut sauvée par Bali-Bali.
Les voleurs, au nombre de six, furent renfermés pour le reste de la nuit dans une des cabanes destinées aux condamnés qui servaient comme domestiques , et une garde suffisante fut chargée de les surveiller jusqu'au matin; puis ils ne devaient sortir de leur prison que pour être fusillés.