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Les villes d^Italie surtout se distin-
f liaient par leurs jeux. A Vioenza et k adoue, on fêtait la chute du tyran Ezzelin. Le premier prix était un drap d'écarlate ou un manteau brodé d'or; le second prix, un oiseau de chasse ou un porc rôti. En 1214, une citadelle fîit reconstruite à Padoue ; des femmes, des jeunes filles, et leurs suivantes, y Inrent placées pour la défendre; leurs armures étaient des vêtements somptueux où brillaient l'or et les pierres précieuses; les remparts, des étoffes de mille couleurs, de la pourpre, de la soie, du ras de Chypre et de l'hermine. Le siège de cette puissante citadelle commença pur le jet de force pommes, poires, coings, dattes, noix de muscade et petits gâteaux; on se précipitait à l'assaut armé des fleurs les plus belles, et l'on arrosait les vaillants assiégés, non de poix et soufre, mais d'essences d'ambre odoriférant , d'eaux de rose, de cannelle et de clous de girofle. Cependant les jeunes gens l'emportèrent; mais ce furent les assiégées forcées de capituler qui dictèrent les conditions : elles furent telles que les deux partis se trouvèrent contents, à l'exception des maris cepcndant,qui prétendirent que les Vénitiens qui avaient pris part à la fête avaient jeté des du* cats dans la mêlée pour se faire bien venir, et ce fut une cause de guerre.
CHAiSES ET FBSTIirS.
Voici la description d'une chasse et d'un festin de Louis le Pieux, empruntée à Ermold le Noir :
« Le lendemain , à la naissance de l'aurore, dès que les astres quittent le ciel et que le soleil commence à réchauffer la terre. César s'apprête à partir pour la chasse avec ses Francs, dont cet exercice est le plaisir habituel, et il ordonne qu'Hérold l'accompagne.
Non loin du palais est une Ile que le Rhin environne de ses eaux profondes, où crott une herbe toujours verte, et
?[ue couvre une sombre forêt ; des bêtes auves nombreuses et diverses la remplissent , et leur troupe , dont rien ne trouble le repos, trouve dans les vastes